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Création : 12/02/2012 à 09:31 Mise à jour : 11/05/2012 à 09:30

B-World - 1

Un Blog pour nos Amis - Pays Visiteurs du Jardin 2 Mary

Un Blog pour nos Amis - Pays Visiteurs du Jardin 2 Mary
 
Avant son lancement en tournée, le Blog du Jardin de Mary, quelque peu isolé, déjà, attend patiemment sa date de départ, pour une tournée au travers des Pays voisins, des plus frontaliers au plus lointains : un tour du Monde en Blog...
 
Il accueille cependant, avant la date arrêtée du 30 juin prochain, des Pays Visiteurs auxquels, il désire rendre Hommages à sa façon, au fur et à mesure qu'ils arriveront.
 
Qu'importe l'ordre alphabétique, les nuances, les thèmes, ou même les politiques.
 
Une chaîne de l'Amitié se crée au grès des vents, mais une chaîne la plus complète possible serait l'idéal de nos ambitions : 193 maillons, de quoi relier de par un Blog toutes les populations.
 
Un rêve de gamin : l'Amitié avec un sens unique : "Amitié pour Amitié", main dans la main, comme dans une ronde où les tourments du point de vue réels sont oubliés durant un temps : l'éternité !...
 
La B-World - 1 est là, pour rappeler à Toutes et Tous : que plusieurs nous ne formons qu'un.
 
Amicalement.
 
KA.
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#Posté le dimanche 12 février 2012 09:50

Modifié le mardi 14 février 2012 11:11

FRANCE

Le premier Pays à visiter le Blog du Jardin 2 Mary est bien sûr, son Pays d'origine.
 
Pour symboliser notre Hommage, nous choisissons la Capitale : PARIS.
 
FRANCE
 
Paris, ville la plus peuplée et capitale de la France, chef-lieu de la région Île-de-France et unique commune-département du pays, se situe au centre du Bassin parisien, sur une boucle de la Seine, entre les confluents avec la Marne en amont et avec l'Oise en aval. Ses habitants s'appellent les Parisiens. La ville est divisée en 20 arrondissements.

D'après le recensement de l'Insee, Paris comptait au 1er janvier 2008 environ 2,2 millions d'habitants. Son agglomération s'est largement développée au cours du XXe siècle, et son aire urbaine (l'agglomération et la couronne péri-urbaine) comptait environ 11,8 millions d'habitants au 1er janvier 2007. Elle est l'une des agglomérations européennes les plus peuplées. La position de Paris, à un carrefour entre les itinéraires commerciaux terrestres et fluviaux et au c½ur d'une riche région agricole, en a fait une des principales villes de France au cours du Xe siècle, avec des palais royaux, de riches abbayes et une cathédrale ; au cours du XIIe siècle, Paris devient un des premiers foyers en Europe pour l'enseignement et les arts. Le pouvoir royal se fixant dans cette ville, son importance économique et politique ne cesse de croître. Ainsi, au début du XIVe siècle, Paris est la ville la plus importante de tout le monde chrétien. Au XVIIe siècle, elle est la capitale de la première puissance politique européenne, au XVIIIe siècle le centre culturel de l'Europe et au XIXe siècle la capitale des arts et des plaisirs. Abritant de nombreux monuments, Paris est aussi une ville importante dans l'histoire du monde, avec un rôle politique et économique majeur. Symbole de la culture française, la ville attire dans les années 2000 près de trente millions de visiteurs par an. Paris occupe également une place prépondérante dans le milieu de la mode et du luxe.

Paris est la capitale économique et commerciale de la France, ainsi que sa première place financière et boursière. La région parisienne, avec un produit intérieur brut (PIB) de 552,7 milliards d'euros en 2008, est un acteur économique européen majeur. Elle est la 1re région européenne en termes de PIB régional et 6e en termes de PIB par habitant PPA. La densité de son réseau ferroviaire, autoroutier et sa structure aéroportuaire, plaque tournante du réseau aérien français et européen, en font un point de convergence pour les transports internationaux. Cette situation résulte d'une longue évolution, en particulier des conceptions centralisatrices des monarchies et des républiques, qui donnent un rôle considérable à la capitale dans le pays et tendent à y concentrer les institutions. Depuis les années 1960, les gouvernements successifs ont toutefois mis en ½uvre des politiques de déconcentration et de décentralisation.

++Géographie++

Topographie

Au c½ur du Bassin parisien, deux îles sur la Seine constituent le c½ur historique de Paris : l'île de la Cité à l'ouest et l'île Saint-Louis à l'est. La ville s'étend de part et d'autre du fleuve, sur une superficie environ deux fois supérieure au nord, sur la rive droite, à celle au sud, sur la rive gauche.

Plusieurs reliefs composés de buttes-témoin gypseuses forment de petites collines : sur la rive droite Montmartre (131 m), Belleville (128,5 m), Ménilmontant (108 m), les Buttes-Chaumont (103 m), Passy (71 m) et Chaillot (67 m) ; sur la rive gauche Montparnasse (66 m), la Butte-aux-Cailles (63 m) et la Montagne Sainte-Geneviève (61 m).

Paris intra-muros, délimitée de fait en 1844 par l'enceinte de Thiers, puis administrativement en 1860 par l'annexion de communes ou de leurs quartiers, est aujourd'hui séparée de ses communes limitrophes par une frontière artificielle, le boulevard périphérique, voie rapide urbaine de 35 km. Les accès routiers se font par les portes de Paris ou par les routes et autoroutes qui rejoignent cette rocade, dont la couverture progressive permet de mieux ouvrir Paris à son agglomération.

Au-delà de l'enceinte de Thiers, deux grands espaces boisés ont été aménagés par Haussmann sur des communes voisines, avant d'être rattachés à Paris en 1929 : à l'ouest, le Bois de Boulogne (846 hectares, 16e) et à l'est, le Bois de Vincennes (995 hectares, 12e), ce qui porte le périmètre de la ville à 54,74 km. Paris s'étend également sur l'héliport (15e arrondissement). Plus anecdotique, depuis 1864, la ville de Paris est propriétaire du domaine entourant les sources de la Seine, à 231 km de la ville.

La superficie de la ville de Paris est de 105 km2 (113e rang des communes de France métropolitaine), celle de son unité urbaine de 2 723 km2, rassemblant 10 197 678 habitants répartis, en 1999, dans 396 communes d'Île-de-France.

Le point zéro des routes de France est matérialisé sur une dalle située devant Notre-Dame de Paris.

Hydrographie

La Seine traverse la ville en formant un arc de cercle, y entrant par le sud-est pour en sortir au sud-ouest. Plus de trente ponts permettent de franchir le fleuve.

Le pont des Arts et le pont Neuf, deux des plus célèbres ponts de ParisLa ville est également traversée par la Bièvre, aujourd'hui entièrement souterraine, qui arrive du sud, et par le canal Saint-Martin (4,5 kilomètres), inauguré en 1825. Il constitue la partie terminale du canal de l'Ourcq (108 kilomètres) et du canal Saint-Denis (6,6 kilomètres), ouvert en 1821, qui permet de rejoindre la Seine en aval en évitant la traversée de la ville. Il alimente le bassin de la Villette, passe en souterrain sous les boulevards Jules-Ferry et Richard-Lenoir et la place de la Bastille, traverse le port de l'Arsenal et rejoint la Seine en amont de l'île Saint-Louis.

Géologie et relief

Le Bassin parisien, constitué il y a 41 millions d'années, forme un grand ensemble de couches sédimentaires successives. C'est un bassin marin épicontinental reposant sur des massifs datant du paléozoïque, les Vosges, le Massif central et le Massif armoricain. Avec la formation des Alpes, le bassin se referme mais reste ouvert vers la Manche et l'océan Atlantique, préfigurant les futurs bassins fluviaux de la Loire et de la Seine. À la fin de l'Oligocène, le Bassin parisien devient continental.

En 1911, Paul Lemoine montre que le bassin est composé de strates disposées en cuvettes concentriques, puis des études approfondies sur des données sismiques, des forages et des puits confirment les strates en cuvettes concentriques, mais avec des objets complexes comme des failles. Les formations du relief parisien se situent dans les couches du Mésozoïque et du Paléogène (ère tertiaire) et ont été élaborées par l'érosion. La première strate datant de l'ère tertiaire est constituée d'alluvions de la Seine d'époque moderne. Les plus anciens dépôts sont des sables et des argiles datant de l'étage sparnacien présent dans le 16e arrondissement d'Auteuil au Trocadéro. Mais l'étage le plus connu est le Lutétien, riche en gypse et en calcaire.

Le sous-sol parisien se caractérise par la présence de nombreuses carrières de calcaire, gypse et pierre meulière. Certaines ont été utilisées comme catacombes et forment l'ossuaire municipal, dont une partie est ouverte au public. Le calcaire a été exploité jusqu'au XIVe siècle sur la rive gauche, de la place d'Italie à Vaugirard, et son extraction s'est aujourd'hui déplacée vers l'Oise, à Saint-Maximin par exemple. L'exploitation du gypse a été très active à Montmartre et Bagneux.

L'hydrogéologie est très influencée par l'urbanisation. La Bièvre, petit affluent de la Seine qui a modelé toute la rive gauche, a été couverte au XIXe siècle pour des raisons hygiéniques. De nombreuses nappes d'eau souterraines, présentes dans le sous-sol parisien, fournissent par forage de l'eau à la ville, comme celles d'Auteuil. La nappe albienne est la plus connue de la région parisienne et est exploitée à Paris depuis 1841 par le puits artésien de Grenelle.

++Climat++

Paris a un climat de type océanique dégradé : l'influence océanique dépasse celle continentale et se traduit par une température moyenne de 18 °C en été et de 6 °C en hiver, avec des pluies fréquentes en toutes saisons et un temps changeant mais avec des pluies plus faibles (641 millimètres) que sur les côtes, et quelques pointes de températures (influence continentale) au c½ur de l'hiver ou de l'été. Le développement de l'urbanisation provoque une augmentation de la température et une baisse du nombre de jours de brouillard.

++Histoire++

Préhistoire et Antiquité

Caldarium des thermes de Cluny.Un habitat permanent à Paris est attesté pour la période chasséenne (entre 4 000 et 3 800 av. J.-C.), sur la rive gauche d'un ancien bras de la Seine dans le 12e arrondissement. La présence humaine semble avoir été continue durant le Néolithique.

Les restes d'un village de Bercy ont été retrouvés et datés d'environ 400 ans avant notre ère, notamment une embarcation emprisonnée dans les boues marécageuses de l'époque et aujourd'hui visible au Musée Carnavalet à Paris.

En dehors de cela, un flou caractérise la connaissance actuelle du site depuis cette occupation préhistorique jusqu'à la période gallo-romaine. Seule certitude, les Parisii, l'un des 98 peuples gaulois, sont les maîtres des lieux quand les troupes de Jules César arrivent, en 52 av. J.-C., et la renomment Lutetia (Lutèce). La ville était alors renfermée tout entière dans l'actuelle Île de la Cité et n'offrait pour toute habitation qu'un amas de chaumières rondes sans cheminées, éparses çà et là[43]. Le reste du sol était couvert au nord de la Seine par des bois et au sud par des vignes et des prairies. Ils s'étaient soumis à l'autorité de Vercingétorix pour lutter contre l'envahisseur romain, mais sans succès. On ne connaît, toutefois, pas précisément l'emplacement de la cité gauloise : île de la Cité (hypothèse aujourd'hui très discutée), île Saint-Louis ou une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche, voire Nanterre.

Lutèce, n'ayant probablement que cinq à six mille habitants à son apogée, n'était qu'une cité modeste du monde romain, comparativement à Lugdunum, capitale des trois Gaules (dont la lyonnaise qui englobe la région de Lutèce), qui aurait compté, au IIe siècle, de 50 000 à 80 000 habitants.

Elle reste sous domination romaine pendant 452 ans, période pendant laquelle elle est lieu de séjour de plusieurs empereurs dont Julien.

Selon la tradition, la ville aurait été christianisée par saint Denis, martyrisé vers 250.

Durant le Bas Empire, Lutèce est touchée par les grandes invasions et sa population se replie dans l'île de la Cité, fortifiée par la récupération de pierres prises aux grands édifices ruinés. Néanmoins dès le IVe siècle, l'existence de faubourgs est attestée, et la ville reprend le nom du peuple dont elle est la capitale, les Parisii.

En 451, sainte Geneviève, future patronne de la ville, serait parvenue à convaincre les habitants de ne pas fuir devant les Huns d'Attila qui s'en détournent effectivement sans combat.

Moyen Âge

Vers 465, les Francs pénètrent en Gaule et chassent les romains de Lutèce. Clovis, en fait la capitale du royaume des Francs vers 506-508. Clovis et Clotilde occupent le palais des Thermes et fondent sur le Mont Lucotitius, l'abbaye de Saint Pierre et Saint Paul, et sont inhumés tous les deux dans cette église qui prit le nom de Sainte Geneviève ainsi que la montagne. Elle le demeure jusqu'au début du VIIe siècle au moins. Au VIe siècle, l'église Saint-Gervais est le premier lieu de culte implanté sur la rive droite, signe que la ville s'y étend.

Le partage des conquêtes de Clovis en 4 royaumes (à partir de 511) et les guerres continuelles de ses successeurs, puis le règne des Rois fainéants (à partir de 673) laissa Paris, jusque vers 751, à peu près dans le même état.

À partir du règne de Pépin le Bref, en 751, et jusqu'en 987, début du règne d'Hugues Capet, Paris est presque abandonné. Charlemagne, pour créer son vaste empire, et ses successeurs, pour le conserver, ne demeurèrent à Paris qu'en passant. Il ne se passa donc rien de remarquable durant cette période si ce n'est les incursions continuelles des Normands qui furent vaillamment repoussés en 885 par Eudes comte de Paris et Gozlin son évêque.
Paris n'a donc jusqu'ici d'autre enceinte que celle que Jules César lui a donné, dans son île.

Les Vikings, arrivant sur leurs drakkars à faible tirant d'eau, pillent une première fois en 845 la cité abandonnée par ses habitants. Leurs incursions se prolongent jusqu'au début du Xe siècle, leurs raids ne prenant fin qu'avec le traité de Saint-Clair-sur-Epte conclu en 911.

Les Capétiens, qui règnent à partir de 987, préfèrent Orléans à Paris, l'une des deux grandes villes de leur domaine personnel. Hugues Capet, malgré sa résidence dans l'île de la Cité, y séjourne peu mais fait édifier une enceinte, vers 990, au nord de la Seine qui passait à peu près aux mêmes endroits où l'empereur Julien avait établi quelques postes militaires en 358. Dès ce moment, les rois de France, qui avaient toujours demeuré hors des murs de Paris, au Palais des Thermes, fixèrent leur résidence habituelle dans son enceinte, au Palais de la Cité.

Robert le Pieux y vient plus fréquemment. La ville devient un important centre d'enseignement religieux dès le XIe siècle. Le pouvoir royal se fixe progressivement à Paris, qui redevient capitale du royaume, à partir de Louis VI (1108-1137) et plus encore sous Philippe Auguste (1179–1223), qui l'entoure d'une enceinte fortifiée de 1190 à 1211. Cette fortification recula considérablement les limites de la ville de Paris la plaçant au rang des premières villes d'Europe.

Le commerce enrichit Paris qui profite de sa position à la convergence des grandes routes commerciales. Le blé entre par la rue Saint-Honoré, les draps du Nord par la rue Saint-Denis et le poisson de la mer du Nord et de la Manche par la rue des Poissonniers. L'importance de son marché, en liaison avec la foire du Lendit à Saint-Denis, nécessite de la place et son établissement dans un lieu plus dégagé que l'île de la Cité : Louis VI l'installe vers 1137 au lieu-dit « Les Champeaux » (les petits champs) ; les Halles de Paris y restent durant plus de huit siècles.

En 1163, l'évêque Maurice de Sully entreprend l'édification de la cathédrale Notre-Dame de Paris sur l'île de la Cité. L'importance de la ville augmente, tant sur le plan politique et financier que marchand. Les organes centraux du gouvernement y ayant leur siège, le roi souhaite mieux contrôler Paris et ne la fait pas bénéficier d'une charte communale. Néanmoins, il concède des privilèges de « bourgeois du roi » et accorde des faveurs à la « hanse » (ou « guilde ») des marchands de l'eau. En 1258, Saint-Louis ôte la prévôté des mains des marchands et la confie à un proche, Étienne Boileau. En 1263, la hanse des marchands élit une première municipalité composée d'un prévôt des marchands et de quatre échevins. Ainsi se met en place un système de double autorité entre la ville et le pouvoir royal.

Vers 1328, la population parisienne est estimée à 200 000 habitants, ce qui en fait la cité la plus peuplée d'Europe. Mais en 1348, la Peste noire décime la population. Au XIVe siècle, l'enceinte de Charles V (1371–1380) englobe l'ensemble des actuels 3e et 4e arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis.

Durant la Guerre de Cent Ans, le mécontentement populaire nourrit l'ambition du prévôt des marchands Étienne Marcel, provoquant la grande ordonnance de 1357 puis la première grande émeute politique de l'histoire de Paris, nouvelle rupture entre le roi et la ville. Les rois ne séjournent alors plus au centre de la cité, préférant d'abord l'Hôtel Saint-Pol (détruit sur ordre de Charles VI suite au Bal des ardents), puis l'Hôtel des Tournelles, dont on peut plus facilement s'échapper en cas de troubles. En 1407 (suite à l'assassinat de Louis d'Orléans), éclate une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui dure jusqu'en 1420 et la cité bascule dans le camp bourguignon en septembre 1411.

Paris sort ruinée de la Guerre de Cent Ans : Jeanne d'Arc, en 1429, échoue dans sa tentative de la libérer des Anglais et de leurs alliés bourguignons. Charles VII et son fils Louis XI s'en méfient et n'y séjournent qu'exceptionnellement, lui préférant le Val de Loire. Sa population augmente entre 1422 et 1500, remontant de cent mille à cent cinquante mille âmes. Une modeste expansion économique reprend vers le milieu du XVe siècle, mais la ville souffre de l'absence de la Cour. Paris se transforme en une ville administrative et judiciaire.

De la Renaissance au XVIIIe siècle

La Renaissance, marquée par le roi et sa cour résidant dans le Val de Loire, ne bénéficie donc guère à Paris. Malgré son éloignement, la monarchie s'inquiète de l'expansion désordonnée de la cité. Une première règlementation d'urbanisme est édictée en 1500 à propos du nouveau pont Notre-Dame, bordé de maisons uniformes de brique et de pierre de style Louis XII.

En 1528, François Ier fixe officiellement sa résidence à Paris. Le rayonnement intellectuel s'accroît : à l'enseignement de l'université (théologie et arts libéraux) s'ajoute un enseignement moderne tourné vers l'humanisme et les sciences exactes voulu par le roi, au Collège de France. Sous son règne, Paris atteint 280 000 habitants et reste la plus grande ville du monde chrétien.

Le 24 août 1572, sous Charles IX, est organisé le massacre de la Saint-Barthélemy. On compte entre deux mille et dix mille victimes. La Ligue catholique, particulièrement puissante dans la capitale, se dresse contre Henri III durant la Journée des barricades en 1588. Ce dernier s'enfuit avant d'assiéger la ville. Après son assassinat, le siège est maintenu par Henri de Navarre, devenu Henri IV. La ville, pourtant ruinée et affamée, ne lui ouvre ses portes qu'en 1594 après sa conversion (occasion du célèbre mais apocryphe « Paris vaut bien une messe. »).

La Journée des barricades (1648) marque le début de la Fronde qui provoque une importante crise économique et une nouvelle défiance du roi vis-à-vis de sa capitale.

Malgré une mortalité supérieure aux naissances, la population atteint les 400 000 habitants grâce à l'immigration provinciale. Paris est une ville misérable où règne une forte insécurité, la légendaire cour des miracles est progressivement vidée à partir de 1656 par le lieutenant-général de police Gabriel Nicolas de La Reynie.

Louis XIV choisit Versailles comme résidence en 1677, avant d'y déplacer le siège du gouvernement en 1682. Colbert prend en main la gestion parisienne et fait la navette entre Paris et Versailles. Durant son règne, le Roi Soleil ne vient que vingt-quatre fois à Paris, essentiellement pour des cérémonies officielles, marquant ainsi envers la cité une hostilité que n'apprécient guère les Parisiens.

Au XVIIIe siècle, Versailles ne dépossède pas Paris de son rayonnement intellectuel ; au contraire même, elle en fait une puissante frondeuse ouverte aux idées des Lumières. C'est la période des salons littéraires, comme celui de madame Geoffrin. Le XVIIIe siècle est aussi celui d'une forte expansion économique qui permet une importante croissance démographique, la ville atteint 640 000 habitants à la veille de la Révolution française.

En 1715, le régent Philippe d'Orléans quitte Versailles pour le Palais-Royal. Le jeune Louis XV est installé au palais des Tuileries pour un retour, éphémère, de la royauté dans Paris. Dès 1722, Louis XV retourne au château de Versailles rompant la fragile réconciliation avec le peuple parisien.

La ville s'étend alors à peu près sur les six premiers arrondissements actuels, le jardin du Luxembourg marquant la frontière occidentale de la ville. Louis XV s'intéresse personnellement à la ville en 1749 lorsqu'il décide l'aménagement de la place Louis XV (actuelle place de la Concorde), la création de l'école militaire en 1752, et surtout la construction d'une église dédiée à Sainte-Geneviève en 1754, plus connue sous le nom actuel de Panthéon.

La Révolution française et l'Empire
 
La Révolution française débute à Versailles par la convocation des États généraux puis le Serment du Jeu de paume. Mais les Parisiens, atteints par la crise économique (prix du pain), sensibilisés aux problèmes politiques par la philosophie des Lumières et mus par une ranc½ur à l'égard du pouvoir royal ayant abandonné la ville depuis plus d'un siècle, lui donnent une nouvelle orientation[f 16]. La prise de la Bastille le 14 juillet 1789, liée au soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine, en est une première étape. Le 15 juillet, l'astronome Jean Sylvain Bailly reçoit à l'hôtel de Ville la charge de premier maire de Paris. Le 5 octobre, l'émeute, déclenchée par les femmes sur les marchés parisiens, atteint Versailles le soir. Le 6 au matin, le château est envahi et le roi doit accepter de venir résider à Paris au palais des Tuileries et d'y convoquer l'Assemblée constituante qui s'installe le 19 octobre dans le Manège des Tuileries.

Le 14 juillet 1790 se déroule la fête de la Fédération sur le Champ-de-Mars, lieu qui sera le 17 juillet 1791 le théâtre d'une dramatique fusillade. Occupés à partir de mai 1790 après la mise en vente des biens nationaux, le couvent des Cordeliers et le couvent des Jacobins, hauts lieux du Paris révolutionnaire, marquent la toute puissance des clubs parisiens sur le cours de la Révolution.

Dans la nuit du 9 août 1792, une commune révolutionnaire prend possession de l'Hôtel de Ville. La journée du 10 août voit la foule assiéger le Palais des Tuileries avec le soutien du nouveau gouvernement municipal. Le roi Louis XVI et la famille royale sont incarcérés à la tour du Temple. La monarchie française est de fait abolie. Après les élections de 1792, les représentants de la Commune de Paris, très radicaux, s'opposent à la Convention nationale au groupe des Girondins (représentant l'opinion plus modérée de la bourgeoisie des provinces) qui sera écarté en 1793.

L'Hôtel de Ville,

le 9 Thermidor an II.Les Parisiens vivent alors deux années de rationnement. La Terreur règne sous la coupe du Comité de salut public. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la mairie, s'emploient à incarcérer tout ce que la ville compte encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire est, à Paris, aujourd'hui encore le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Le 21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné sur la place Louis XV, rebaptisée « place de la Révolution ». Il est suivi sur l'échafaud en seulement quelques semaines par 1 119 personnes, dont Marie-Antoinette, Danton, Lavoisier et finalement Robespierre et ses partisans après le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794).

La Révolution n'est pas une période favorable au développement de la ville (peu de monuments sont édifiés) qui n'a plus que 548 000 habitants en 1800. De nombreux couvents et églises sont rasés et font place à des lotissements édifiés sans plan d'ensemble, ce qui aboutit à une réduction des espaces verts de la ville et à une densification du centre. Sous le Directoire, des immeubles de rapport, de style néo-classique, sont élevés.

En 1806, Paris a compensé les pertes subies durant la Révolution et compte 650 000 habitants ; cette progression est surtout le fait de l'immigration provinciale, la natalité restant faible. Depuis le milieu du XVIIIe siècle, la ville est distancée par Londres en pleine expansion économique et démographique qui atteint 1 096 784 habitants. Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte, qui a pris le pouvoir en 1799, est sacré empereur par le pape Pie VII à la cathédrale Notre-Dame. Il décide d'établir à Paris la capitale de son Empire.

En 1814, la Bataille de Paris entraîne la capitulation de la capitale puis conduit à la première abdication de Napoléon et à la Restauration.

De la Restauration à la Commune de Paris

La chute de l'Empire en 1814-1815 amène à Paris les armées anglaises et cosaques camper sur les Champs-Élysées. Louis XVIII, de retour d'exil, rentre dans Paris, s'y fait couronner et s'installe aux Tuileries.

Louis XVIII et Charles X, puis la monarchie de Juillet se préoccupent peu de l'urbanisme parisien. Le prolétariat ouvrier, en forte expansion, s'entasse misérablement dans les quartiers centraux qui, avec plus de 100 000 habitants au kilomètre carré, constituent d'importants foyers d'épidémie ; le choléra en 1832 fait 32 000 victimes. En 1848, 80 % des morts vont à la fosse commune et les deux tiers des Parisiens sont trop pauvres pour payer des impôts. La masse paupérisée du petit peuple, délaissée et excédée, est mûre pour des révoltes répétées que le pouvoir ne sent pas germer ou est sûr de vaincre : les barricades font tomber Charles X lors des Trois glorieuses puis Louis-Philippe en 1848. La société de l'époque est abondamment décrite par Balzac, Victor Hugo ou Eugène Sue.

Durant cette période, la ville accélère son rythme de croissance pour atteindre le mur des Fermiers généraux. Entre 1840 et 1844, la dernière enceinte de Paris, dite enceinte de Thiers, est construite sur l'emplacement actuel du boulevard périphérique. Au c½ur de la ville, la rue Rambuteau est percée.

Avec l'avènement du Second Empire, Paris se transforme radicalement. De structure médiévale, aux constructions anciennes et insalubres, quasiment dépourvue de grands axes de circulation, elle devient en moins de vingt ans une ville moderne. Napoléon III a des idées précises sur l'urbanisme et le logement. Le Paris d'aujourd'hui est donc avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann.

Le 1er janvier 1860, une loi permet à Paris d'annexer plusieurs communes voisines. La capitale française passe ainsi de douze à vingt arrondissements et de 3 438 à 7 802 hectares. Après ces annexions, les limites administratives de la ville ne seront que peu modifiées et la croissance urbaine, qui continue toujours de la fin du XIXe siècle au XXe siècle, ne s'accompagnera donc plus d'une expansion des frontières communales, ce qui est à l'origine de la « banlieue ».

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, Paris est assiégée pendant plusieurs mois mais n'est pas prise par les armées prussiennes. À cette occasion, est inventée la poste aérienne, grâce aux ballons montés. Refusant l'armistice signé le 26 janvier 1871 et suite aux élections de février qui portent au pouvoir des royalistes désireux de mettre fin à la guerre, les Parisiens s'insurgent le 18 mars 1871. C'est le début de la Commune de Paris. L'Assemblée monarchiste installée provisoirement à Versailles, la réprime entre les 22 et 28 mai lors de la Semaine sanglante qui reste à ce jour la dernière guerre civile qu'ait connue Paris.

De la Belle Époque à la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Belle Époque, l'expansion économique de Paris est importante ; en 1913 la ville possède cent mille entreprises qui emploient un million d'ouvriers. Entre 1900 et 1913, 175 cinémas sont créés à Paris, de nombreux grands magasins voient le jour et contribuent au rayonnement de la ville lumière. Deux expositions universelles laissent une large empreinte dans la ville. La tour Eiffel est construite pour l'exposition de 1889 (centenaire de la Révolution française) qui accueille 28 millions de visiteurs. La première ligne du métropolitain, le Grand Palais, le Petit Palais et le pont Alexandre-III sont inaugurés à l'occasion de celle de 1900 qui reçoit 53 millions de visiteurs. L'industrie se déplace progressivement en proche banlieue où se trouve l'espace nécessaire : Renault à Boulogne-Billancourt ou Citroën à Suresnes. Cette migration est à l'origine de la « banlieue rouge ». Néanmoins certaines activités restent fortement implantées dans la ville intra-muros, en particulier la presse et l'imprimerie.

De la Belle Époque aux Années folles, Paris connaît l'apogée de son influence culturelle (notamment autour des quartiers de Montparnasse et de Montmartre) et accueille de très nombreux artistes tels Picasso, Matisse, Braque ou Fernand Léger.

En 1910, une crue centennale de la Seine provoque l'une des plus graves inondations que la ville ait connue et cause trois milliards de francs de dégâts. Lors de la Première Guerre mondiale, Paris, épargnée par les combats, subit des bombardements et des tirs de canon allemands. Ces bombardements restent sporadiques et ne constituent que des opérations à caractère psychologique.

L'entre-deux-guerres se déroule sur fond de crise sociale et économique. Les pouvoirs publics, pour répondre à la crise du logement, votent la loi Loucheur qui crée les habitations à bon marché (ou HBM) érigées à l'emplacement de l'ancienne enceinte de Thiers. Les autres immeubles parisiens sont, pour l'essentiel, délabrés et constituent des foyers de tuberculose ; la densité urbaine culmine en 1921, Paris intra-muros comptant 2 906 000 habitants. Parallèlement, des lotissements se développent partout autour de la cité, en « banlieue » où l'expansion se fait de façon anarchique, souvent en pleins champs sans réels aménagements ou équipements publics.

Les Parisiens tentent de reprendre leur prééminence politique dans un contexte de multiples scandales financiers et de corruption des milieux politiques. Le 6 février 1934, la manifestation des Ligues patriotes contre la gauche parlementaire dégénère en émeute et fait dix-sept tués et mille cinq cents blessés, puis le 14 juillet 1935, un important défilé en faveur du Front populaire compte cinq cent mille manifestants.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Paris, déclarée ville ouverte dès la débâcle, est occupée par la Wehrmacht le 14 juin 1940. Elle est relativement épargnée. Le gouvernement du maréchal Pétain installé à Vichy, Paris cesse d'être la capitale et devient le siège du commandement militaire allemand en France (Militärbefehlshaber in Frankreich). Le 23 décembre 1940, l'ingénieur Jacques Bonsergent est le premier résistant fusillé à Paris. Les 16 et 17 juillet 1942, il est procédé à la rafle du Vel' d'Hiv', arrestation de 12 884 Juifs, la plus massive en France, pour l'essentiel des femmes et des enfants.

À l'approche des troupes alliées, la Résistance intérieure déclenche un soulèvement armé le 19 août 1944. La Libération de Paris se fait le 25 août avec l'entrée dans Paris de la 2e division blindée du général Leclerc, qui commande au capitaine Raymond Dronne de percer les lignes ennemies avec sa neuvième compagnie (Régiment de marche du Tchad). Le général von Choltitz capitule sans exécuter les ordres d'Hitler demandant sa destruction. La ville est relativement épargnée par les combats. Paris est l'une des rares communes de France à se voir décerner le titre de compagnon de la Libération.

Le Paris contemporain

Le nouveau quartier de Paris Rive Gauche.En 1956, Paris se lie à Rome par un jumelage privilégié, symbole fort dans une dynamique géographiquement plus large de réconciliation et de coopération après la Seconde Guerre mondiale.

Sous les mandats du général de Gaulle de 1958 à 1969, plusieurs événements politiques se déroulent dans la capitale. Le 17 octobre 1961, une manifestation en faveur de l'indépendance de l'Algérie est violemment réprimée. Selon les estimations, entre 32 et 325 personnes sont massacrées par la police, alors dirigée par Maurice Papon. À partir du 22 mars 1968, un important mouvement étudiant démarre à l'université de Nanterre. Il entraîne dans le quartier latin des manifestations qui dégénèrent en émeutes. La contestation, prenant corps dans un contexte de solidarité internationale et d'émulation (noirs et féministes américains, « provos » néerlandais, Printemps de Prague, attentat contre l'Allemand Rudi Dutschke, etc.) entre brimés idéalistes et jeunes, bercés par Bob Dylan et son tube The Times They Are a-Changin', voulant « changer le monde », se développe très vite en crise politique et sociale nationale. Le 13 mai, d'immenses défilés rassemblent 800 000 personnes venues protester contre les violences policières. Le 30 mai, une manifestation de soutien au gouvernement et au Général de Gaulle réunit un million de personnes, de la place de l'Étoile à celle de la Concorde. Après deux mois de désordre et de troubles, les Parisiens votent massivement en faveur du général de Gaulle lors des élections législatives des 22 et 29 juin et le calme revient.

Le successeur du général de Gaulle, Georges Pompidou s'intéresse de près à la capitale. Il laisse son nom au bâtiment qui abrite le musée national d'Art moderne et la bibliothèque publique d'information et à la voie express rive droite. Valéry Giscard d'Estaing, président à son tour, ne partage pas sa vision d'une modernisation radicale : il remet en cause le projet prévu pour les Halles et interrompt partiellement celui de voie express rive gauche. En 1976, l'État accorde pour la première fois depuis 1871 une municipalité autonome à la capitale. Le gaulliste Jacques Chirac est alors élu maire. Il sera réélu en 1983 et 1989. Sous le premier mandat du président François Mitterrand, une réforme est adoptée par la loi de décentralisation du 31 décembre 1982 : elle dote chaque arrondissement de la capitale d'un maire et d'un conseil municipal propre et non plus désigné par le maire de Paris.

En 1991, les quais de la Seine, du pont Sully (en amont) au pont d'Iéna (en aval), sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de remarquable ensemble fluvio-urbain avec ses monuments dont plusieurs constituent des chefs-d'½uvre architecturaux au rayonnement mondial.

Élu président de la République en mai 1995, Jacques Chirac est remplacé par Jean Tiberi dont l'unique mandat est marqué notamment par la mise au jour de plusieurs affaires politico-financières et par la division de la majorité municipale.

En 2001, le socialiste Bertrand Delanoë est élu maire. Il se démarque de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la ville au profit notamment des piétons et des transports en commun. Il développe l'animation de la vie parisienne par de grandes manifestations culturelles comme Nuit Blanche ou simplement ludiques comme Paris-Plage. Le 16 mars 2008, Bertrand Delanoë est réélu maire de Paris face à Françoise de Panafieu (UMP).

++Jumelages++

Paris est jumelée avec une seule ville, Rome, depuis 1956, avec le slogan « Seule Paris est digne de Rome ; seule Rome est digne de Paris » (en italien « Solo Parigi è degna di Roma; solo Roma è degna di Parigi »).

La ville a également conclu des accords d'amitié et de coopération avec de nombreuses villes dans le monde.


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Le Pays est grand et il serait dommage de ne pas citer ici, les Villes qui passent par le Blog.
 
Cette Liste s'allongera d'elle-même au fur et à mesure de notre progression, car nous la complèterons au fil des mois.
 
NB : son ordre n'est pas alphabétique, mais par nombre décroissant de Visiteurs...
 
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#Posté le mardi 14 février 2012 21:11

Modifié le vendredi 11 mai 2012 09:21

ALGELRIE

Le 2ème Pays Visiteur du Blog du Jardin 2 Mary est l'ALGERIE.
 
Sa Capitale : ALGER.
 
ALGELRIE
 
Alger (en arabe algérien : Dzayer ; berbére : Dzayer Tamaneɣt), surnommée « el Bahdja » (« la joyeuse »), « el mahroussa » (« la bien-gardée ») ou encore « la blanche », est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays. Située au bord de la mer Méditerranée, la ville donne son nom à la wilaya dont elle est le chef-lieu. En 2010, selon World Gazetteer, Alger compte environ 2 240 000 habitants. Avec 4,4 millions d'habitants selon le MAE français, tandis que l'agglomération en comptait environ 6 727 806 habitants suivant le classement des 100 plus grandes villes du monde par World Gazetteer et 6 488 795 habitants selon Population Data, Alger est la première agglomération du Maghreb.

++Géographie++

Situation et site naturel
 
Alger est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois. La Casbah, a été érigée sur le flanc d'une de ces collines qui donne sur la pointe ouest de la baie d'Alger sur un dénivelé de 150 mètres environs. En dehors des fortifications de la ville ottomane, de nouveau quartiers vont voir le jour le long du bras de colline qui donne sur la baie, dont les premiers quartiers européens.

La ville va se développer ensuite vers le nord-ouest au pied du mont Bouzareah, qui culmine à 400 m. d'altitude, comme le quartier de Bab El Oued, puis tout le long de la corniche qui contourne le massif.

Les premières banlieues vont voir le jour au sud-est, le long de la petite bande côtière, sur d'anciennes zones marécageuses, jusqu'à l'embouchure du l'Oued El Harrach.

L'étalement urbain de la ville se poursuivra au delà de l'Oued El Harrach à l'est, sur les terres fertiles de la plaine de la Mitidja tout au long de la baie, avant de se poursuivre ces dernières années au sud et au sud-ouest, sur les collines vallonnées du Sahel, englobant d'anciens villages agricoles.

++Climat++

Alger bénéficie d'un climat méditerranéen. Elle est connue par ses longs étés chauds et secs. Les hivers sont doux et humides, la neige est rare mais pas impossible et les pluies verglaçantes ne sont pas rares. Les pluies sont abondantes et peuvent être diluviennes. Il fait généralement chaud surtout de la mi-juillet à la mi-août.

Risques naturels

Séismes

Alger est une zone sismique sensible, menacée par plusieurs failles (Khaïr al Dine, Zemmouri, Sahel, Chenoua, Blida, Thenia). Le dernier seisme important date du 3 février 1716, et a coûté la vie à 20 000 personnes. Cependant plusieurs quartiers ont été touchés par le séisme de Boumerdès en 2003 (faille Zemmouri).

Inondations

De par sa situation géographique, Alger est fortement soumise aux risques d'inondation, de par le ruissellement des eaux de pluie des hauteurs de la ville jusqu'au quartiers situés en contre bas. Ce risque est accentué par plusieurs facteurs liés à une évolution urbaine prenant peu en compte les risques. Plusieurs édifices sont construis sur des lits d'oued, comme au Val d'Hydra.

Le 10 novembre 2001, des pluies diluviennes, s'abattent sue Alger transformant les lits d'oueds en torrents de boue. Cette catastrophe causera la mort de plus de 700 personnes, majoritairement à Bab El-Oued, un quartier ou des immeubles entiers ont été détruits.

++Histoire++

Appelée à l'origine Ikosim, nom qui sera latinisé sous la forme Icosium (« l'île aux mouettes »), lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, la fondation d'Alger est antérieure au IVe siècle av. J.-C.. Des débris de vases campiniens datant du IIIe siècle av. J.-C. y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940.

Antiquité

Déjà au début du Ier millénaire av. J.-C., Alger est un important comptoir phénicien. En 202 avant J.-C., la ville passe sous influence romaine suite à l'alliance scellée entre Massinissa et Scipion l'Africain contre Carthage. Le nom d'Ikosim prend sa forme romanisée, Icosium, sous Juba I et Ptolémée.

Les tribus Berbères Maghraouas étaient très nombreuses dans les environs d'Icosium et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Ptolémée de Maurétanie fera transférer une partie des Maghraouas vers le chlef. Et il combat les résisitants berbères soulevés par Tacfarinas, dans cette même période. Après Tibère, Vespasien envoie une colonie vers Icosium pour arrêter les révoltes.

Après la révolte de Tacfarinas, Firmus (général maure)(berbère), détruit Icosium en mettant le feu avec l'aide de toutes les tribus berbères maures (non romanisés) qui vivent dans les montagnes des environs au IVe siècle.

C'est vers le Ve siècle que le christianisme s'introduit à Icosium. En 429, la ville passe sous domination vandale, lors de leur conquête de l'Afrique du Nord. En 442, un traité entre Romains et Vandales permet aux Romains de récupérer Icosium et ce durant les cent ans de présence vandale en Algérie.

Après 533, la ville, à peine contrôlée par les Byzantins, est attaquée par des tribus Berbères.

Moyen Âge

En 710, la conquête musulmane Introduit l'Islam en Afrique du Nord. Alger était un territoire qui appartenait au Maghraoua, une tribu Berbère Zénète. Ziri ibn Menad était vassal des Fatimides. Il prouve sa bravoure à ses derniers lorsqu'il gagne les berbères Zénètes Kharidjites (Maghraoua, Banou Ifren, etc). Et après la mort d'Abu Yazid en 947, Ziri ibn Menad s'empare de la région du centre et il fonde Achir comme capitale des Zirides. D'après Ibn Khaldoun, la région d'Alger fut occupée par les Sanhadja avec la dynastie des Zirides (Les premiers Sanhadji occupaient les régions de M'Sila, de Médéa et d'Alger). Le fils de Ziri ibn Menad ayant l'autorisation de son père, Bologhine ibn Ziri fonde trois villes dont Djzair Beni Mezghenna (Alger), Médéa et Miliana après avoir chassé les Zénètes.

Bologhine ibn Ziri reconstruit Icosium au milieu du Xe siècle en fortifiant et agrandissant le site occupé par les Beni Mezghenna et la baptisa « El Djazair Beni Mezghenna », en 960.

La guerre continue entre les Zénètes et les Sanhadjas. Ziri ibn Menad est tué en 971 dans une bataille contre les Maghraoua, sa tête est rapportée à Cordoue par les Maghraoua pour qu'ils aient de l'aide pour affronter l'armée des Zirides vassal Fatimides. Et les Zénètes vengent ainsi la mort d'Abu Yazid. À ce moment-là, Moez, Calife Fatimide désigne Bologhine ibn Ziri comme Calife du Maghreb. Ce dernier continue le combat contre les Zénètes. Les Zénètes alors demandent l'aide des Omeyyades de Cordoue pour reprendre leur territoire et leurs villes y compris Alger. Bologhine ibn Ziri prend à ce moment presque tout le Maghreb en suivant les directives du Moez (Calife Fatimides).

Bologhine avait toutes les villes du Maghreb, il avait pour ordre de tuer tous les Zénètes, de ramasser l'impôt des Berbères sous l'emprise de l'épée. Ce qui va provoquer une marche de contestation de la part des autres tribus. Les Kutama vont être jaloux des Zirides et la guerre se fera entre les deux tribus ; Mila et Sétif sont rasées par les Zirides. Les Omeyyades acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires en particulier des Maghraoua. Bologhine ibn Ziri rebrousse chemin en voyant toute l'armée des Zénètes venue d'Andalousie par voie maritime et qui s'installe à Ceuta. En 983, Bologhine ibn Ziri mourut. Il s'ensuit une période longue de défaite pour les Zirides. Les Maghraouas regagnent leurs territoires et leur souveraineté dans le Maghreb central et dans l'Ouest grâce à Ziri Ibn Attia issue des Maghraouas. Toutes les villes du centre jusqu'à Tanger redeviennent des villes des y compris Alger. Les Fatimides voulaient prendre l'Andalousie. À la fin, ils décident d'abandonner le projet pour prendre garder l'Égypte et les autres provinces. Les Zirides restent souvrain dans leurs territoires dans l'Est de l'Algérie ainsi que les Hammadides (tribu des Sanhadja). Les Almoravides prennent Alger en 1082 grâce à Youssef Ibn Tachfin. Ce dernier défait tous les Zénètes. La première grande mosquée du rite malékiste Djamaa El Kébir ou la Grande Mosquée d'Alger y est construite par Youssef Ibn Tachfin. Les Almoravides n'ont jamais fait la guerre contre les Zirides, les deux tribus sont des Sanhadja. En 1151. Abd al-Mumin (Almohades), est un berbère Zénètes, il reprend Alger des Almoravides et reprend tout le Maghreb et l'Andalousie. Par la suite, Alger fut rattachée aux capitales des dynasties Zianides, ainsi que Hafsides et Mérinides pour des courtes périodes. Longtemps la ville fut dépendante de Tlemcen sous les dynasties Ifrenides, Maghraouides, Almoravides, Almohades et Zianides.

Époque moderne

En 1510, Ferdinand le Catholique prend Alger. Les Espagnols l'assiégèrent et bâtirent sur un îlot de la baie d'Alger une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à bombarder la ville et à empêcher son approvisionnement. Salem ben Toumi chef des Beni Mezghenna demandent l'aide des Turcs.

En 1516, Arudj Barberousse devient maître de la ville après avoir assassiné le cheïkh Selim Etteumi, gouverneur de la cité, celui-même qui avait imploré son aide contre les espagnols.

En 1516 et 1518, Alger est attaquée par des expéditions espagnoles commandées respectivement par Diego de Vera et Hugo de Moncade. Deux fois celles-ci tournent au fiasco. En 1529, Barberousse détruit le peñon, et y fait construire la jetée Kheir-Eddine, reliant les îlots à la terre ferme et constituant ainsi le premier abri du port d'Alger. Cette date marque aussi le début de la Régence d'Alger, un régime politique d'inspiration ottomane, qui fit d'Alger la capitale d'un état largement indépendant mais vassal de Sublime Porte.

Durant la période de la régence ottomane une guerre éclate contre les Zianides puis plusieurs conflits surgissent avec les saadéens et les tibus du Sahara, aux Aurès ainsi qu' en petite Kabylie. En même temps, une double extrapolation vit le jour. La ville appelée El Djazaïr (Alger et Algérie s'écrivent de la même manière en arabe: El Djazaïr) donna son nom au pays entier et la citadelle perchée en haut de la ville ancienne, appelée la Casbah, donna son nom à la ville. De nos jours encore, Casbah désigne la ville précoloniale. Elle est désormais classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La « bataille d'Alger, désastre de Charles Quint »

Après la bataille de Tunis en 1535 et dans le but de sécuriser ses positions méditerranéennes, Charles Quint décide, lors de la diète de Ratisbonne en 1541, de s'emparer d'Alger qui est devenue une véritable base « corsaire » (au sens du corso méditerranéen) sous la houlette des frères Arudj puis Khayr ad-Din Barberousse.

En octobre 1541, l'empereur réunit une flotte de plus de 65 vaisseaux de guerre, 451 navires de transport commandée par son amiral Andrea Doria, quoique ce dernier désapprouve une expédition à pareille époque de l'année. Alger était alors sous l'autorité d'un pacha intérimaire, nommé Hassan Agha, d'origine sarde et fils adoptif de Khayr ad-Din Barberousse, celui-ci étant devenu grand amiral de la flotte ottomane depuis 1538. Hassan Agha, renforce les fortifications, les arsenaux et fait raser les arbres autour des remparts. Après avoir débarqués sur la plage du Hamma, le 23 octobre, l'empereur installe son camp sur les hauteurs sur la colline du Coudiat saboune, au lieu-dit du marabout de Sidi Yacoub (futur Bordj Moulay el Hassen et Fort l'Empereur). La défense de la ville est assurée par 1 500 janissaires et 6 000 morisques réfugiés récemment amenés d'Espagne, alors que l'expédition impériale est composée d'une troupe de 12 300 matelots et 23 000 combattants : 6 000 espagnols et siciliens, 5 000 italiens, 6 000 allemands, 3 000 volontaires de toutes nationalités, 150 chevaliers de Malte, 200 gardes de la Maison de l'Empereur, 150 officiers nobles dont le célèbre Hernán Cortés et 2 000 cavaliers.

La journée du 24 octobre est marquée par des combats intenses sans qu'un quelconque avantage se dégage ; le 25 octobre, en fin d'après-midi, un orage d'une violence inouïe éclate. La tempête va se déchainer toute la soirée et même la nuit entière. Au petit matin, la pluie ne cessant de tomber, rend inutilisable la poudre pour les canons et les arquebuses ; plus de 140 navires sont fracassés sur la côte alors que des dizaines d'autres ont coulé à pic avec hommes et biens. Les troupes impériales sont alors décimées par les troupes d'Hassan Agha et les irréguliers venus des campagnes environnantes. L'armée impériale bat ensuite en retraite vers le Cap Matifou dès le 29 octobre, sur les conseils d'Andrea Doria.

La retraite est désastreuse pour les forces impériales car la route est coupée par une crue de l'oued El-Harrach tandis que les troupes algéroises et irrégulières les harcèlent, leur occasionnant de grandes pertes - plus de 3 000 morts. Les survivants arrivent le 1er novembre à Tamentfoust, où Andrea Doria s'était mis à l'abri avec la flotte rescapée. Les troupes de Charles Quint, lèvent l'encre le 2 novembre, et se réfugient à Béjaïa (Bougie), alors toujours aux mains des espagnols, qu'ils quitteront le 27 novembre pour l'Espagne. La défaite de l'Empereur sera accueillie avec une joie immense par la France et son roi, Francois Ier, alors ennemi déclaré du Habsbourg.

Après cette débâcle célèbre, qui est connue sous le nom de « désastre d'Alger », la ville va devenir la plus puissante des villes neuves de la Méditerranée. La Régence d'Alger, solidement établie, va durer trois siècles, jusqu'en 1830.

La régence

La marine royale, sous le commandement de Abraham Duquesne, bombarde Alger en 1683. Sous la régence turque, la ville était administrée par un fonctionnaire : le Cheikh-el-Bled.
Celui-ci avait entre autres attributions : celle de lever une contribution hebdomadaire sur les boutiques et sur les corps de métiers ; de fournir par voie de réquisition, les mulets et les chevaux de transport nécessaires aux troupes turques envoyées au dehors : et de défrayer pendant leur séjour à Alger, les envoyés de l'intérieur.
Sa résidence était située dans l'actuelle « rue de la Lyre inférieure », sa villa, à Birkadem (« Djenan Cheikh-el-Bled »).

Au début du XVIIIe siècle, Laugier de Tassy décrit la population d'Alger en ces termes « On ne voit presque dans la ville que les Maures, qui ont été chassés d'Espagne ».

Au début du XIVe siècle, on comptait à Alger une centaine d'écoles primaires et quatre collèges supérieurs (pour moins de 20 000 habitants), à savoir celui de la Grande Mosquée, celui de la Quashashiyya, celui des Andalous et celui de Shaykh al-bilâd.

Colonisation française

En 1830, motivé par les ressources agricoles de la Mitidja, Charles X envoie un corps expéditionnaire français commandé par le général de Bourmont, ministre de la guerre prendre possession de la ville qui tombe le 5 juillet 1830, trois semaines après avoir débarqué à Sidi-Fredj (Tipaza) situé à 30 km à l'ouest. Simple raid à l'origine, l'occupation française va se prolonger pendant plus de 130 ans, et marquer profondément la cité qui comptait à peine 30 000 habitants à cette époque.

La ville, bâtie en amphithéâtre sur un rocher dont l'inclinaison est tournée vers l'Est, s'étendait alors, dans la partie comprise entre les actuels rue Benganif, boulevard Hahkad, la Casbah (la citadelle) et le port, soit 3 200 mètres de remparts avec cinq portes (Bab El-Oued, Bab Azzoun, Bab Dzira, Bab El Bhar et Bab Jedid) qui enfermaient environs 12 200 maisons de grandeurs diverses contenant toutes une cour d'une plus ou moins grande étendue, 103 mosquées, une dizaine de synagogues, 7 grandes casernes de Janissaires, 150 fontaines et 60 cafés maures.
Les faubourgs constituaient la campagne avec de belles villas enfouies dans un cadre de verdure et de vastes jardins qui faisaient l'admiration des Européens. La ville haute, le Djebel, constituait la vraie ville avec ses mosquées, ses zaouïas et ses rues étroites.

Au lendemain de la colonisation, la ville est maintenue comme capitale de la nouvelle colonie d'Algérie, où une commission de gouvernement et un conseil municipal institués par Bourmont, siègeant en premier lieu à l'hôtel Bacri (aujourd'hui « Palais Dar Khedaouedj Amiya »), rue Socgémah, remplacent l'administration turque. Cette assemblée composée de 7 Maures et de 2 Israélites, était présidée par un maure marié à une française, Ahmed Bouderbah qui, avant 1830 avait vécu en qualité de commerçant à Marseille. C'est lui qui, avec Hamdan Khodja, négocia la rédition de la ville auprès du Dey Hussein. M. Brugière, sous-intendant militaire, agisssant en tant que « commissaire du Roi près de la municipalité » le seconda dans sa tâche.

Puis dès 1848, elle devient le siège de la préfecture du département du même nom, permettant ainsi développement rapide, grâce à l'arrivée d'émigrants européens au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, principalement d'origine française, tandis la population locale se concentre plutôt dans une Casbah en voie de taudification.
 
Afin d'investir la ville, deux ressources s'offrent aux colons : soit celle d'occuper les habitations mauresques, en s'adaptant à leur architecture ; soit celle d'en démolir quelques-unes pour construire des voies carrossables et des places pouvant servir aux rassemblements de troupes et aux marchés.

La topographie de la ville, accidentée dans sa partie ouest et n'offrait qu'une zone basse légèrement plane dans sa partie est, qui en bordure de mer pouvait, grâce au voisinage du port, avoir un plus grand intérêt économique. Ainsi, c'est dans cette dernière zone qu'il y eu le plus de transformations.
On commença par quelques démolitions entre Bab-Azoun et la Marine, ainsi que dans la rue des Souks pour permettre aux chariots de circuler librement. On continue le tracé des rues « Bab-Azoun », « Bab el Oued » et « de la Marine » qui ont été auparavant simplement élargies. Pour les deux premières, on construit des rues à arcades et on fait adopter l'établissement de galeries, de façon à lutter contre les rayons du soleil. Aussi l'ouverture de deux autres rues est décidée : celles « de Chartres » et « des Consuls » afin d'établir une communication entre les portes Nord et Sud au cas où les rues Bab-Azoun et Bab el Oued aient été rendues inutilisables.

À partir de 1840, la ville sortant des limites des fortifications ottomanes et des logiques de défense, le Génie élabore en 1841 un projet d'ensemble de fortifications modernes. L'architecte Pierre Auguste Guiauchain rédige en 1845 un schéma général de voirie et d'alignements concernant les terrains à édifier à l'intérieur de la nouvelle enceinte. Il installe les nouveaux bâtiments publics : Hôtel de Ville, palais du Gouverneur, théâtre, palais de justice, hôtel des postes et du trésor... dans les meilleurs emplacements dominant la mer et prévoit une série de percées transversales destinées à faciliter la liaison entre les nouveaux quartiers du nord et du sud de la ville.

Ce plan qui sera publié en 1848 par Delaroche, esquisse les rampes et les escaliers destinés à relier les quais à la ville, quelque 15 mètres plus haut, de même que les liaisons avec la « place du Gouvernement » au sud.
Par étapes successives cette idée aboutira, en 1860, au projet de Charles Frédéric Chassériau, architecte de la ville, qui dessine l'ensemble de la structure soutenant le boulevard et les rampes entre les quais et la ville. Il prend le nom de boulevard de l'Impératrice en honneur de Eugénie de Montijo, l'épouse de Napoléon III qui l'inaugure en 1865 (avant son achèvement) et accueille, au fil du temps, d'importants édifices publics : la Préfecture, le Palais des Assemblées, le Casino, l'Hôtel de ville, etc...

Les Français s'installent principalement dans les faubourgs, dans des maisons qui se trouvent le long des remparts, comme le quartier populaire de Bab El-Oued au nord, tandis que l'on poursuit également l'européanisation de la ville musulmane ; aménager les constructions mauresques semble être le meilleur programme d'utilisation de la cité. Ainsi, dès 1839, la partie basse de la ville tend à disparaître, démolitions et expropriations contribuent à donner un aspect nouveau à ce quartier. L'immigration d'Européens est importante. Tous les nouveaux venus commencent d'abord par occuper les maisons mauresques qui sont transformées pour répondre à des exigences nouvelles. Celles-ci deviennent bientôt des bâtisses insalubres et mal aérées. Lors de son voyage, Napoléon III fait une enquête personnelle qui a pour résultat d'arrêter les démolitions de la vieille ville. Le rapport dit que la haute ville doit rester telle quelle. On commence à s'apercevoir qu'il est difficile de greffer une ville européenne sur une ville musulmane. Le temps seul se charge alors de modifier l'aspect de la cité.

Ainsi, les quartiers d'Alger ressemblent peu à peu à des quartiers parisiens, dignes des travaux haussmanniens, avec les lieux nécessaires à la vie publique (jardin, église, mairie, école). Les anciennes somptueuses villas ottomanes réquisitionnées, sont utilisées comme maisons secondaires par les grandes familles françaises.

La colonisation fait d'Alger une ville à majorité européenne, ceci bien que la population musulmane indigène commence à s'accroître de façon exponentielle à partir de la Première Guerre mondiale, du fait tant de l'accroissement naturel que de l'exode rural.

À partir de 1903, l'administration française demande le respect de la culture indigène, c'est ainsi que le style néo-mauresque est né (exemple : grande poste). L'embellissement de la ville est accentué pendant les années 1930 (centenaire de la conquête de l'Algérie). C'est un moyen pour justifier la colonisation et de montrer sa réussite. Pour cela, on construit des musées (musée des beaux arts), des jardins (jardin d'essais), des lieux artistiques (villa Abd Eltif).

Les transports modernes sont également installés. Ainsi, en 1892 le chemin de fer fait son apparition par la création de la Compagnie des Chemins de Fer sur Routes de l'Algérie (CFRA), dont une partie du réseau est centré sur Alger. Il se compose d'une ligne côtière traversant la ville par les boulevards le long du port. La même année, la Compagnie des Tramways Algériens (TA) est créée afin de constituer un réseau purement urbain dans Alger. Une longue ligne est construite, parallèle à celle des CFRA, mais à l'intérieur de la ville. En complément de la ligne de tramways des TA, une nouvelle ligne de trolleybus est mise en service.

Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord française, dont Alger, reste sous les ordres de la métropole, donc à compter de juin 1940 du gouvernement de Vichy. Le 8 novembre 1942 seulement, Alger voit débarquer les forces alliées, dans le cadre de l'Opération Torch. À Alger, le succès du débarquement est lié à une opération de résistance de grande ampleur. 400 combattants, dont de nombreux membres de la communauté juive d'Alger, occupent les principaux points stratégiques de la ville la nuit précédant le débarquement, emmenés par Emmanuel d'Astier de La Vigerie et José Aboulker. Ce putsch permit d'éviter toute résistance du 19e corps d'armée vichyste, stationné dans la ville sous le commandement du général Juin.

Alger devient le siège du commandement Allié, chargé de préparer le débarquement en Italie sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis.

Elle devient surtout la capitale provisoire de la France, lorsque, après un maintien provisoire du régime de Vichy sous l'amiral Darlan et le général Giraud, elle accueille le général de Gaulle qui y constitue, avec Giraud, le Comité français de la Libération nationale (CFLN), puis convoque l'Assemblée consultative provisoire. Le 3 juin 1944, le CFLN devient le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), qui siège à Alger jusqu'après la libération de Paris.

Guerre d'Algérie

Alger se constitue en Zone autonome d'Alger, fin de l'année 1956 sous le commandement de Abane Ramdane et en suite de Yacef Saadi en 1957, joue aussi un rôle décisif durant la guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la bataille d'Alger, durant laquelle la 10e division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux indépendantistes algériens, sur ordre du garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tous pouvoirs pour « éliminer les insurgés ». La ville comptait alors 884 000 habitants.

Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans merci entre les indépendantistes oeuvrant pour la libération du pays et l'Armée française menant des opérations de police et pratiquant la torture.Des opposants à l'ordre colonial, comme le jeune professeur de mathématiques Maurice Audin ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi sont maintenant honorés depuis par la municipalité : des artères principales de la ville portent désormais leurs noms. La bataille d'Alger, remportée par le général Massu, reste cependant une réussite mitigée car si au plan militaire, en quelques mois, les principaux dirigeants du FLN sont arrêtés, l'action de ces derniers ainsi que les aspirations du peuple algérien apparaissent sous un jour nouveau aux yeux de l'opinion internationale.

Un an plus tard, les manifestations du 13 mai lors de la crise de mai 1958 y consacrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général de Gaulle aux affaires. Dans l'espoir d'une résolution rapide de la crise algérienne, on peut alors voir d'immenses manifestations mêlant dans une liesse commune Européens et indigènes affirmant leur attachement indéfectible à la France et leur foi en la politique du général de Gaulle.

Par les décrets no 59-321 du 24.02.1959 et no 60-163 du 24.02.1960, l'organisation de la commune d'Alger sera réorganisée : le « Grand Alger » est formée en agglomérant au centre ville douze anciennes communes de la périphérie. L'ensemble est divisé en dix arrondissements, dont la gestion est assurée par un administrateur général, par un conseil municipal élu et par des maires et adjoints d'arrondissement.

Indépendance

Les Algériens célèbrent dans une grande liesse populaire l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962. Dirigée par les militaires, Alger devient une capitale du tiers monde ainsi qu'une ville phare du Mouvement des non-alignés pendant la Guerre froide

En octobre 1988, soit un an avant la chute du Mur de Berlin, Alger est le théâtre de manifestations réclamant la fin du système de parti unique, une véritable démocratie baptisées « le Printemps d'Alger ». Elles sont réprimées par les autorités (plus de 300 morts), mais constituent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne : en 1989, une nouvelle constitution est adoptée qui met fin au règne du parti unique et voit la création de plus de cinquante partis politiques, ainsi qu'officiellement une libération totale de la presse écrite.

Crise des années 1990

La ville devient alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toutes tendances. En 1991, une formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engage un bras de fer politique avec les autorités qui se solde par des élections législatives qu'elle est en passe de remporter en 1992, à la faveur d'une abstention massive des électeurs algériens désabusés par la tournure des événements. L'annulation du scrutin par les autorités marque le début d'une période de violences opposant les algériens aux ultraconservateurs religieux constitués en groupes terroristes armés, jusqu'en 1999. L'activité économique sociale et culturelle reprend des couleurs à la faveur du calme revenu.

Années 2000

De nos jours, en 2007, Alger veut redevenir une grande capitale africaine et méditerranéenne, envisageant d'avoir un niveau de développement des infrastructures comparable à celui qu'elle avait en 1962. Elle entreprend une ouverture vers le monde en organisant de nombreuses manifestations et colloques internationaux.

Alger attire ainsi depuis quelques années de grandes multinationales telles que la Société Générale, ou encore Siemens. De nombreux grands projets de réalisation d'infrastructures tels que le métro d'Alger, le tramway ainsi que divers projets de restructuration urbaine, de création de nouveaux centres urbains satellites, peinent à voir le jour, quoiqu'ils auraient dû être achevés il y a plus de 15 ans : Alger est en pleine expansion urbaine, motivée par un besoin d'affirmation au plan régional dans sa lutte pour concurrencer les autres villes nord-africaines de Tunisie et le Maroc

Pour l'année 2007, Alger est capitale de la « culture arabe ».

++Jumelages et partenariats++

Jumelages

Casablanca (Maroc) depuis le 19 juillet 1963

Montréal (Canada) depuis le 22 février 1989

Amman (Jordanie) depuis le 3 septembre 1998

Traités d'amitié et de coopération

Pékin (Chine) depuis le 11 octobre 1989

Paris (France) depuis 2003.
 
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Les Villes venues rendre visite sur le Blog...
 
Alger, Sidi Bel Abbès, Sétif, Constantine, Batna.
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#Posté le mardi 14 février 2012 21:59

Modifié le vendredi 27 avril 2012 10:34

BELGIQUE

Le 3ème Pays Visiteur du Blog du Jardin 2 Mary est : la BELGIQUE.
 
Notre Hommage se basera sur Charleroi.
 
BELGIQUE
 
Charleroi est une ville francophone de Belgique, située en Région wallonne, province de Hainaut, sur la Sambre. C'est un chef-lieu d'arrondissement.

Elle compte 202 500 habitants (425 000 dans l'agglomération - la 5e de Belgique - qui s'étend de Thuin à Sambreville). Elle est ainsi la première commune wallonne en termes d'habitants et troisième commune belge. Ses habitants s'appellent les Carolorégiens (Par abréviation : Carolos).

La petite section de Charleroi comptait 21 307 habitants avant la fusion des communes en 1977.

Centre industriel, sidérurgie, verreries, produits chimiques, constructions électriques. Charleroi est au centre d'un vaste bassin houiller, maintenant totalement abandonné, appelé jadis Pays noir. Grand n½ud routier et ferroviaire, Charleroi est l'une des grandes métropoles belges et la plus grande métropole wallonne.

Charleroi a une dimension culturelle importante grâce à ses nombreux musées et salles de spectacles. Elle a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs de bande dessinée sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle dont les statues des personnages ornent la ville. Charleroi est un important centre d'enseignement.

Charleroi est également présente sur le plan sportif. Riche en infrastructures et en clubs sportifs connus.

Charleroi est le siège des institutions sociales de la Région wallonne, comme le FOREM ou la SWCS.

++Géographie++

Topographie et hydrographie

Le relief de Charleroi est influencé par la vallée de la rivière Sambre qui s'écoule d'ouest en est avant de rejoindre la Meuse à Namur. Le ruisseau Piéton coule du nord au sud pour se jeter dans la Sambre à Dampremy. Dans la vallée de ce ruisseau est creusé le canal Bruxelles-Charleroi. l'Eau d'Heure vient du sud et se jette également dans la Sambre à Marchienne-au-Pont. Une vingtaine de ruisseaux parcourent le territoire de la commune.

L'altitude s'étend de 100 mètres (vallée de la Sambre et du Piéton) pour culminer à plus de 220 mètres au Bois du Prince à Marcinelle. Le niveau est de 132 mètres sur la place Charles II. Les terrils, dépassent souvent 200 mètres, le terril Saint-Charles du Bois du Cazier atteins 241 mètres.

++Climat++

Le climat de la région de Charleroi est un climat tempéré océanique comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique, cela grâce à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut être influencé par des zones humides et douces en provenance de l'océan, mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Charleroi.

++Histoire++

Du IXe au XVIIe siècle
Charnoy au début du XVIIe siècleSur le site actuellement occupé par le centre de Charleroi habitait une petite communauté villageoise. La plus ancienne mention en est faite sous le nom de « Carnotus » en 863 dans un polyptyque de l'Abbaye de Lobbes. Le village sera ensuite nommé « Karnoit » (980) puis « Charnoy » (1188). Situé sur la rive gauche de l'ancien lit de la Sambre, il fait partie du Comté de Namur. La rive droite, territoire de l'actuelle Ville Basse fait partie de Marcinelle qui dépend de la Principauté de Liège. La pierre délimitant ces différents territoires se trouvait d'ailleurs dans l'actuel "Bois du Prince", à la limite des communes de Marcinelle, Couillet et Loverval.

Un dénombrement de 1602 indique que le territoire s'étend sur 276 bonniers (environs 350 hectares) et est habité par une cinquantaine de « chefs de famille », essentiellement des cloutiers et des houilleurs. Le site habité comprend trois parties. La plus importante se situant sur le bord de la Sambre.

La forteresse Espagnole (1666)

Par le traité des Pyrénées de 1659, la frontière entre la France et les Pays-Bas espagnols fut modifiée. Plusieurs places-fortes devinrent françaises laissant entre Mons et Namur un large couloir sans défense en direction de Bruxelles.

Le marquis Francisco de Castel Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas en 1664, veut renforcer les défenses militaires. Un des rares endroits, le long de la Sambre, appartenant au Comté de Namur (donc aux Pays-Bas) et propice à l'installation d'une forteresse est le village de Charnoy.

Le roi d'Espagne passa une convention avec le seigneur des lieux par laquelle il achetait la seigneurie de Charnoy.

Le chronogramme latin "FVNDATVR CAROLOREGIVM" est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666, c'est-à-dire le jour de l'ouverture des travaux de la forteresse.

Le Charnoy cède la place à Charleroy, nommé ainsi en l'honneur de Charles II roi d'Espagne et des Pays-Bas.

La construction de la nouvelle forteresse commença vers la mi-septembre. Dès la début de construction, informé par des espions, Louis XIV décida de prendre Charleroy. Devant la menace, Castel Rodrigo décide d'abandonner et même de démolir la forteresse qui avait coutée 28 % de la recette moyenne pour les années 1665 à 1667. Les derniers soldats espagnols quitteront les lieux le 27 mai 1667.

Du XVIIIe siècle à 1977

Le 31 mai, les Français, sous le commandement de Turenne, découvrent un paysage désolé. Le 2 juin, Louis XIV entra dans Charleroy et ordonna la reconstruction. Les ouvrages d'art sont alors parfaits et agrandis par Vauban. Après la paix d'Aix-la-Chapelle, Charleroi est attribué à la France et Louis XIV accorde des privilèges aux habitants de la nouvelle ville (terrain offert gratuitement, primes à la construction, etc.) en vue de la développer.

La ville est assiégée à plusieurs reprises avant d'être concédée à l'Espagne par le traité de Nimègue de 1678. En 1692, la ville est bombardée par les armées françaises, puis l'année suivante, elle est prise par Vauban, sous le regard de Louis XIV qui en reprend le contrôle. Ce dernier ne se résout en effet pas à perdre la place qui verrouille Sambre et Meuse et représente un poste avancé vers Bruxelles.

Prise et reprise, elle passe aux Espagnols au Traité de Ryswick (1697), retourne à la France, est occupée par les Hollandais puis cédée à l'Autriche par le traité de Bade. Elle est reprise par le prince de Conti en 1745. Finalement elle est rendue à l'Autriche en 1748, à la condition que les forteresses soient démantelées. La ville connait alors 45 ans de prospérité, sous Joseph II.

La ville tire parti de très importants gisements de charbon à fleur de terre (d'où l'appellation de la ville : "Pays Noir"). Des verreries s'installent à Lodelinsart, des moulins, des houillères et des hauts-fourneaux à Charleroi. La production de verre, de charbon et de métallurgie bat son plein.

En décembre 1790 commence la révolution brabançonne et Charleroi connait une nouvelles période de troubles : les Autrichiens occupent la ville le 25 décembre ; ils cèdent la place aux vainqueurs français de Jemappes avant de la reprendre en mars 1793. Charleroi, dès l'arrivée des Français, proclame sa sécession du Comté de Namur. Elle demande plus tard, alors qu'il est question de créer les États-Unis de Belgique, d'être plutôt rattachée directement à la France. En 1794, le général Charbonnier met le siège devant la ville mais est repoussé. C'est Jourdan, qui après six jours d'un bombardement intensif, parviendra à prendre la place. C'est pendant cette double bataille qu'on eut recours pour la première fois à l'observation aérienne d'un champ de bataille.

La ville changera à plusieurs reprises de nom : Char-sur-Sambre, Charles-sur-Sambre ou encore Libre-sur-Sambre (elle gardera ce nom révolutionnaire jusqu'au 8 mars 1800).

Peu avant la bataille de Waterloo de 1815, les Carolorégiens très "francophiles" accueillent avec enthousiasme les troupes françaises qui récupèrent la cité jusque là aux mains des « Hollandais ». Mais Napoléon essuie une défaite plus au Nord, à la célèbre bataille de Waterloo. Quarante-huit heures plus tard, Charleroi recueille les débris de la Grande Armée ; le 19 à 5 heures, Napoléon lui-même est dans la ville avant de continuer vers Paris. Charleroi, après cette brève parenthèse française retombe sous le royaume des Pays-Bas. Pour se prémunir contre la France, la ville se verra dans l'obligation de construire de nouveaux murs. Pendant cinquante ans, elle en sera prisonnière, occupant une superficie très réduite.

Démolition des remparts
 
Après la révolution de 1830, à laquelle la population prend une part active, l'activité économique se développe grâce l'essor des industries anciennes et à l'installation de nouvelles productions ainsi qu'à la multiplication des voies de communication. La ville devenant trop étroite, la démolition des remparts est décidée en 1867 ; elle s'achèvera en 1871. L'activité économique de Charleroi est en plein essor. L'agglomération de Charleroi est alors la ville produisant le plus de richesses du pays et permet à la Belgique d'atteindre le rang de 2e puissance industrielle mondiale. Cela lui fournira les moyens de mener une politique colonialiste et d'entamer de vastes travaux de modernisation du pays. (Routes, rail pour tramways et trains, voies fluviales, éclairage, équipements des administrations, bâtiments tels qu'écoles et Grands Hôpitaux, ...)

Malheureusement, la révolution industrielle s'essouffle, et la découverte d'un combustible nouveau (le pétrole), plus performant et moins cher met définitivement fin à la carrière des villes minières de Belgique et du Nord de la France. Les mines se ferment alors les unes après les autres. Le déclin industriel débute vers la fin des années 60. À l'heure actuelle, seule la sidérurgie a été maintenue en se modernisant considérablement (coulée continue, aciers spéciaux et inoxydables), mais elle éprouve de grandes difficultés à rester compétitive, au même titre que toute l'industrie européenne.

Première Guerre mondiale : En 1914, Charleroi correspond à la défaite des armées françaises par les armées allemandes (21, 22 et 23 août).

Seconde Guerre mondiale :En 1945, Charleroi sera encore largement convoitée par les protagonistes des deux camps : alliés et pays de l'axe, pour la possession des ponts sur la Sambre. Après la Seconde Guerre mondiale, ce sera le déclin économique lié à la chute de l'industrie lourde.

Depuis 1977

L'histoire du Grand Charleroi commence le 1er janvier 1977 suite à l'entrée en vigueur de la loi sur la fusion des communes. Charleroi devient alors la ville wallonne la plus peuplée.

Le premier bourgmestre de la nouvelle entité sera Lucien Harmegnies, ancien ministre et jusqu'alors bourgmestre de Marcinelle.

++Armoiries++

Drapeau de Charleroi

Charleroi a porté successivement les armes des Isenghien de Gand (de sable au chef d'argent), celles du comté de Namur en 1697 (d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules et à la bande de gueules), les mêmes aux émaux inversés et le lion tenant un sabre, puis augmentées d'un chef à la fleur de lis au XIXe siècle. C'est ce dernier type qui lui fut confirmé par Arrêté royal le 28 août 1847 : De sable au lion d'or rampant, armé et lampassé tenant à dextre un sabre de même, au chef d'argent portant une fleur de lys de gueules. L'écu est sommé d'une couronne de sept perles. Pour support à senestre de l'écu un lion assis au naturel, armé à dextre d'un sabre d'argent garni d'or. Le tout reposant sur un tertre de synople.

Depuis les fusions de 1977, la ville a abandonné ses anciennes armoiries et en a adopté de nouvelles qui n'ont jusqu'ici pas été reconnues par une autorité supérieure :
Blasonnement : De sable à la silhouette d'une forteresse hexagonale d'argent, entourée de douze étoiles à cinq rais d'or rangées en cercle, le tout surmonté de quinze points d'échiquier alternativement de gueules et d'argent rangés en fasce huit et sept; au chef diminué d'argent à une fleur de lys de gueules.

« Elles symbolisent à la fois l'ancienne forteresse de Vauban, berceau de la ville, l'Europe (les étoiles), les quinze communes fusionnées dans l'entités actuelle (les carrés) et l'essor donné par la France à la forteresse initiale (la fleur de lys). Le coq qui domine cet écu exprime l'allégeance de Charleroi à la Communauté française. »

Les armoiries sont rarement présentées seules. Elles le sont habituellement comme sur le drapeau (avec le support).

Drapeau : Blanc chargé d'un coq rouge, la patte droite posée sur le bord supérieur de l'écu de la ville.

Le 3 mai 1995, le conseil communal a adopté un sceau communal, décision approuvée par la Communauté française le 28 mars 1996, mais ce sceau n'a jamais été utilisé : De sable au coq hardi d'or, au chef d'argent chargé d'une fleur de lys de gueules.

++Jumelages++

Charleroi et ses sections sont jumelés avec :

Hirson (France)

Saint-Junien (France) depuis 1970 - Jumet

Sélestat (France)

Schramberg (Allemagne)

Waldkirch (Allemagne)

Manoppello (Italie) depuis 2001 - Marcinelle

Casarano (Italie)

Follonica (Italie)

Himeji (Japon) depuis 1965 - Charleroi

Donetsk (Ukraine)

Pittsburgh (États-Unis)

Ville S½ur

Charleroi (en), ville de Pennsylvanie près de Pittsburgh aux États-Unis, 5000 habitants, a été nommée ainsi en l'honneur de sa grande s½ur belge.
 
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Les villes de passages sur le Blog...
 
Wandre, Namur Evere, Bruxelles, Charleroi, Mons, Arlon.
 
 
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#Posté le mercredi 15 février 2012 11:16

Modifié le vendredi 11 mai 2012 09:26

MAROC

Notre 4ème Pays Visiteur du Blog du Jardin 2 Mary : le MAROC.
 
Nous choisissons la ville de : CASABLANCA.
 
MAROC
 
Casablanca (اad-dar al-baïda en arabe –, littéralement « maison blanche », mais appelée couramment Casa – prononcée kâzâ), est la plus grande ville du Maroc. Capitale économique du pays, elle est située sur la côte Atlantique à environ 80 km au sud de la capitale administrative Rabat. Ses habitants se nomment les Bédaouis en arabe, les Casaouis en arabe dialectal marocain et les Casablancais en français.

Casablanca compte 2 946 440 habitants, ce qui fait d'elle la ville la plus peuplée du Maghreb. Elle se situe dans la région du Grand Casablanca, l'agglomération la plus importante du pays, et la deuxième du Maghreb.

Rendue légendaire par le cinéma hollywoodien des années 1940, Casablanca – considérée comme le laboratoire de la modernité – a été nommée capitale de l'architecture moderne par les critiques internationaux. Cette renommée est notamment due à la diversité architecturale qu'a connue la ville pendant le XXe siècle, où elle était alors l'atelier de la nouvelle génération d'architectes qui débarquaient directement des bancs de l'École des Beaux-Arts de Paris pour appliquer les théories modernes qu'ils avaient apprises.

++Climat++

Casablanca possède un climat méditerranéen à forte tendance océanique qui est particulièrement agréable. Il est caractérisé par des hivers doux et humides, ainsi que des étés relativement tempérés bien que peu secs.
Le courant froid de l'océan atlantique, qui borde la côte occidentale de la ville, modère les températures de manière à les rafraîchir tout au long de l'année. La température moyenne annuelle de la ville est de 17,16 °C.

Le climat de Casablanca est comparable à celui que l'on trouve à Los Angeles, sur la côte du Chili à hauteur de Valparaiso, ou encore dans la ville du Cap en Afrique du Sud.

Pendant l'été, la pluie et les canicules sont très rares. Pendant l'hiver, le gel est inexistant et les courtes averses fréquentes.

++Histoire++

Histoire ancienne

Le site géographique actuel de Casablanca fut habité par l'être humain durant l'époque Paléolithique. Les origines précises de la ville ne sont pas connues, mais il semble que la ville d'Anfa se trouvait autrefois au même endroit que la ville actuelle.

Grotte des Rhinocéros

La grotte des Rhinocéros est un site d'intérêt préhistorique inventorié et sous la protection de la Direction du Patrimoine. Il présente un caractère exceptionnel et une importance patrimoniale par son abondance d'outillage acheuléen associé à une très riche faune de mammifères, dont l'âge est estimé aux environs de 400 000 ans.

Avec plus de trente espèces de mammifères, quelques reptiles et plusieurs différentes espèces d'oiseaux, on considère les vestiges de la faune préhistorique découverte sur ce site comme étant la plus riche du quaternaire nord-africain.

La présence de huit crânes plus ou moins complets de rhinocéros blancs demeure néanmoins la découverte la plus exceptionnelle du gisement, d'où le nom qu'on lui a attribué.

La fondation d'Anfa

La fondation d'Anfareste un mystère. D'après Léon l'Africain, né en 1490, elle aurait été fondée par les Romains. Pour Marmol, son origine serait phénicienne. Pour Ezzayani, né en 1734, la ville aurait été fondée par les Berbères. Il est fort probable qu'elle fut un port actif du royaume des Berghouata, cet Etat berbère original fondé sur une religion particulière distincte de l'islam sunnite. Elle fut citée par le géographe Al Idrissi au XIIe siècle. Sous le règne des Almohades puis sous celui des Mérinides elle se développa jusqu'à atteindre une certaine prospérité. Ce développement sera entravé par le raid portugais de 1468, commandé personnellement par l'Infant Jean du Portugal, futur Jean II. Les Portugais détruisirent Anfa qu'ils accusaient d'abriter des pirates nord-africains. Il ne restera dès lors que des ruines, et à l'emplacement de l'antique Anfa, le sultan alaouite Mohammed III du Maroc, soucieux de mettre en valeur le littoral atlantique marocain, fit élever une ville nouvelle à partir de 1760. Anfa, renommée Dar al Baida, se dota de remparts, de bastions fortifiés (la Skala), de mosquées (Jamaa al Chlouh) et de hammams. Comme Mogador, mais sur une échelle au départ plus modeste, elle se destinait aux échanges internationaux.

C'est à partir de 1781 que la traduction espagnole de Casa Blanca se répandit. A cette date, des commerçants originaires de Venise, les frères Chiappe, firent sortir pour la première fois des cargaisons de céréales depuis le nouveau port bâti par Mohammed III. Leur affaire fut reprise en 1788 par la compagnie hispano-marocaine Casa Blanca de Dar al Baida, ce qui explique par la suite la rapide propagation du nom auprès des négociants étrangers. Les Espagnols furent donc nombreux à s'y installer à partir du début du XIXe siècle, rejoints ensuite par d'autres Européens, notamment des Anglais de Gibraltar et des Français, qui obtinrent la création de consulats nationaux à Casablanca dans les années 1860. A cette petite population européenne s'ajouta une communauté juive séfarade de plus en plus nombreuse, qui servait d'intermédiaire pour les maisons de commerce étrangères implantées dans les différents ports de la côte marocaine.

Le protectorat français

En juillet 1907, les Français exploitent un petit train « Decauville » pour les travaux d'aménagement du port de la ville (qui était une simple darse à l'époque). La voie traversait le cimetière situé à proximité du sanctuaire de Sidi Beliout, ce qui troublait la sérénité des lieux. Une émeute populaire éclata contre les travailleurs européens et sept d'entre eux furent tués. La France envoya alors des troupes pour rétablir l'ordre, les tribus de la Chaouia ayant par ailleurs attaqué la ville et pillé le Mellah (quartier juif).

L'armée française commandée par le général Albert d'Amade prit le contrôle de la ville et étendit progressivement son contrôle sur les régions avoisinantes de la Chaouia et du Gharb dans un premier temps, jusqu'à la signature du traité de Fès de 1912 par le sultan Moulay Abd al-Hafid, instaurant le protectorat français du Maroc. Le protectorat, sous la direction du maréchal Lyautey, se traduit pour Casablanca par la construction d'un des plus grands ports d'Afrique et son explosion urbaine, disciplinée par les plans d'urbanisation de Prost, puis de Michel Écochard.

Casablanca abritait la plus forte communauté européenne du Maroc (on estime que les Européens formaient environ 60% de la population casablancaise). Les quartiers résidentiels d'Anfa, de Longchamp et de l'Oasis accueillaient essentiellement des familles françaises aisées de gros colons, de fonctionnaires et d'industriels, tandis que les Espagnols (dont de nombreux antifranquistes à partir de 1936), les Corses et les Italiens se concentraient dans les quartiers populaires du Maarif et des Roches Noires. On trouvait également mais en nombre plus restreint des Suisses, des Anglo-Saxons (britanniques et américains), des Arméniens, des Grecs et quelques Russes blancs. Les Marocains pour leur part se répartissaient entre l'ancienne médina, la nouvelle médina (quartier des Habous) et les nombreux bidonvilles qui commencaient à surgir à Ben M'sick et aux Carrières centrales.

À partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale et suite au discours du sultan Mohamed V à Tanger, la ville se retrouva au c½ur de la revendication pour l'indépendance du Maroc. À partir de 1947 et surtout des années 1950, de nombreux bouleversements troubles émaillèrent la vie casablancaise (à commencer par les affrontements meurtriers entre la population marocaine et les tirailleurs sénégalais le 7 avril 1947) ainsi que l'attentat du Marché central de Casablanca le jour de Noël 1953, causant 18 morts européens.

Le port de Casablanca durant la Seconde Guerre mondiale

Casablanca, considérée premier port du Maroc à partir de 1920, devint également, en 1925, la première escale des lignes aériennes Latécoère (la future Aéropostal) reliant Toulouse à Dakar.

La ville fut également un port stratégique durant la Seconde Guerre mondiale, époque où elle accueillit la conférence de Casablanca (sommet anglo-américain de 1943).

La conférence de Casablanca

Cette conférence, parfois appelée conférence d'Anfa en raison de la localisation de l'hôtel où elle eut lieu, fut décidée par le président des États-Unis Franklin Roosevelt et le Premier ministre du Royaume-Uni Winston Churchill, qui invitèrent à se joindre à eux, d'une part, Joseph Staline – qui déclina l'offre – et, d'autre part, les généraux français Henri Giraud et Charles de Gaulle. Joseph Staline s'abstint d'y participer. Quant à Giraud, qui gouvernait alors l'Afrique du Nord et l'Afrique occidentale française en sa qualité de « commandant en chef civil et militaire », il accepta sans hésitation la demande de Roosevelt.

Des décisions furent prises lors de cette conférence au sujet de l'invasion de la Sicile (opération Husky), de l'Italie, ainsi que l'aide matérielle à apporter à l'URSS. Un autre objectif poursuivi était de réconcilier le général De Gaulle et le général Giraud.

Histoire contemporaine

Après l'indépendance, la ville devient alors la locomotive du pays, et le symbole d'un Maroc moderne, dynamique et ouvert. Casablanca aujourd'hui ressemble à bien des endroits à un vaste chantier de construction, avec une population regardant droit vers l'avenir plutôt que les yeux tournés vers le passé. Peut-être en conséquent, la ville est actuellement pleine d'exubérance. Elle est une réelle croisée des chemins et une plaque tournante nationale et internationale, formant une mosaïque humaine de gens de toutes les origines, de tous les projets et de tous les espoirs.

La division principale des habitants de Casablanca est celle de leur statut socio-économique. Les plus fortunés jouissent de voitures et maisons de luxe et d'une éducation privée. En contraste, dans les quartiers les plus démunis, n'importe quelle éducation est un privilège en soi.

Ceci étant, de très nombreux plans et projets de développement futur de la ville sont en cours et même activement débutés. Parmi ces projets, on trouve notamment ceux qui visent à éradiquer les bidonvilles, construire de bons moyens de transport (dont un système souterrain), et à étendre le réseau des autoroutes.

Grande ville moderne en pleine effervescence, la réputation de la ville de Casablanca est depuis longtemps une de tolérance, ce qui semble encore parfaitement d'actualité. Métropole économique avec une portée internationale incontestable, Casablanca forme un amalgame tout particulièrement riche de sa diversité, du dynamisme de ses projets, ainsi que de sa tolérance légendaire.

Le port de Casablanca après la Seconde Guerre mondiale

Au début de mai 1961, la dépouille mortelle du maréchal Lyautey fut amenée du mausolée de Rabat et embarquée sur le croiseur Colbert au port de Casablanca.

Les émeutes de juin 1981

Face à l'opposition acharnée des syndicats marocains et des partis politiques de l'opposition (notamment l'Union socialiste des forces populaires), le gouvernement fait marche arrière et annule 50 % de certaines augmentations. La Confédération démocratique du travail (CDT) et l'Union marocaine du travail (UMT) appellent à l'annulation de toutes les augmentations touchant les produits de première nécessité et la CDT fixe un délai de sept jours avant de déclencher une grève générale. La tension persiste et les grèves des 18 et 20 juin se transforment en émeutes.

C'est dans ce contexte que l'armée investit la ville, que les chars assiègent les rues et que les hélicoptères survolent la ville. L'état de siège est officiellement proclamé et la pression est marquée par la torture de manifestants et des tirs à balles réelles.

Les émeutes éclatent dans une majorité de quartiers populaires de Casablanca: l'ancienne Medina, Derb Sultane, Aïn Chock, Sbata, Ben Msik, Sidi Othman, Bournazel, Hay El-Mohammadi, Aïn Sbaa, El-Bernoussi, etc. De nombreux symboles de richesse et de répression sont ciblés par les émeutiers (agences bancaires, voitures de luxe, commissariats et véhicules de la police, locaux des forces auxiliaires, etc.).

Attentats terroristes

L'histoire récente de la ville est marquée par une série d'attentats. Les plus meurtriers sont ceux du 16 mai 2003, qui ont fait 45 morts et des dizaines de blessés.

En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent à nouveau Casablanca, sans faire de victime parmi les civils. Le 11 mars, un kamikaze se fait exploser dans un cybercafé. Un mois plus tard, le 10 avril, trois autres attentats secouent le quartier Hay Farah. Le 14 avril, deux hommes se font exploser à nouveau au Bd Moulay Youssef.

Architecture
 
En un demi-siècle, soit entre les années 1910 et 1960, Casablanca devient une grande métropole et la capitale économique du Maroc. Ce développement effervescent a également été accompagné d'un extraordinaire mouvement d'urbanisation, faisant à son tour figure de terrain d'expérimentation dans le domaine de l'architecture. Depuis, une variété particulièrement riche de styles cohabitent et enrichissent l'espace architectural de la ville de Casablanca.

Parmi les différentes influences architecturales de cette époque, on retrouve entre autres le style arabo-andalou revisité à la française, l'art nouveau, l'art déco, le cubisme, le mouvement moderne et le brutalisme.

C'est notamment par les réalisations d'un grand nombre d'architectes reconnus que s'exprime cette unique hétérogénéité de style. Par exemple, on note les apports créatifs de Marius Boyer, Henri Prost, Albert Laprade, Joseph Marrast, Paul Tournon, Marcel Desmet, Joseph et Elias Suraqui, Jean-François Zevaco, Pierre Jabin, Adrien Laforgue, Gaston Jambert, Jean Balois, Edmond Brion, Auguste Cadet, Albert Greslin, Léonard Morandi, Élie Azagury et Wolfgang Ewerth. Ces architectes ont, parmi d'autres, contribué de manière singulière à la diversité architecturale de la ville.

Les années 1920
 
Depuis le début du siècle, et dû à l'image de « ville nouvelle » que véhiculaient les pionniers et colons, Casablanca a attiré de nombreux architectes de différents pays. D'ailleurs, aux débuts des années 1920, Casablanca comptait trois fois plus d'architectes que Tunis.

Ces architectes s'inspiraient largement de l'art et de l'artisanat marocains dans leurs projets, et c'est ainsi que la modernité architecturale à laquelle ils travaillaient a été contrebalancée par l'emploi d'ornementations plus traditionnelles. Se basant sur les techniques et les arts décoratifs marocains, en plus des motifs Art nouveau et Art déco de l'époque, ils ont donné naissance à un tout nouveau style original. Cet agencement particulier de styles est demeuré caractéristique de l'architecture de Casablanca pendant les premières années du Protectorat.

C'est ainsi que le pluralisme décoratif des façades des grands immeubles, qui voient le jour au centre ville, devient la règle : les ornementations faites d'angelots, de corbeilles de fruits ou de têtes de lions se mélangent harmonieusement aux frises en zellige, au stuc et aux balcons en bois de cèdre, comme en témoignent notamment l'hôtel Excelsior, l'immeuble-passage du Glaoui, ou encore différents bâtiments administratifs du centre ville.

Bien que de nombreuses grandes villas coloniales balancent entre l'hôtel particulier parisien et les villas de la côte d'azur avec leurs terrasses et leurs vérandas, les villas néo-marocaines sont parmi celles qui retiennent le plus l'attention des critiques et que l'on voit régulièrement citées dans les magazines d'architecture. Par exemple, la villa el Mokri, aujourd'hui démolie, était reconnue pour ses éléments décoratifs marocains et son agencement original et qui rappelait les hôtels particuliers parisiens.

À la fin des années 1920, l'utilisation des décors appliqués va être progressivement abandonné lors de l'arrivée d'une nouvelle génération d'architectes, formés à de nouveaux principes.

Les années 1930

Dans les années 1930, le confort et la modernité prennent place dans la création architecturale, balayant ainsi le style néo-mauresque et sa profusion ornementale.

Les architectes de cette époque, qui veulent appliquer les théories d'architecture moderne apprises à l'École des Beaux-Arts de Paris, se sont mis à moderniser les immeubles – qui ne cessaient de prendre de la hauteur – en leur ajoutant des balcons et des oriels, afin de gagner de l'espace.

Les immeubles de luxe, comme ceux dits de production courante, prenaient en considération le confort de la bourgeoisie casablancaise et étaient par ailleurs tous équipés d'ascenseurs, d'incinérateurs à ordures et de garages, alors que les appartements avaient tous une salle de bain. Les immeubles de luxe du centre ville, qui sont de véritables ½uvres d'art, ont été baptisés du nom de leur commanditaire, prenant ainsi des allures de monuments de la ville. Les architectes laissaient aller toute leur ingéniosité dans les villas, où ils expérimentaient les dernières découvertes en matière d'habitation et de confort.

Fortement impressionnés par la profusion des constructions, les critiques internationaux s'accorderont tous pour décrire Casablanca comme étant la capitale de l'architecture moderne.

Parmi les immeubles prestigieux de cette période architecturale, on trouve notamment :

l'immeuble Levy Bendayon : construit en 1928 par l'architecte Marius Boyer, cet immeuble est considéré comme étant le précurseur du mouvement moderne des années 1930. Perçu comme une tendance forte de l'architecture moderne casablancaise, il reprend le concept du building.

l'immeuble Moretti-Milone : inauguré en 1934, cet immeuble de 11 étages situé à la place des Nations unies a été construit par Pierre Jabin. Le luxe de l'immeuble réside moins dans sa façade ¬ marquée par les grandes lignes verticales et horizontales de ses oriels ¬ que dans la qualité de ses équipements et du nombre de ses ascenseurs.

Architecture moderne

Léonard Morandi devant L'Immeuble Liberté, dont il est l'architecte et le concepteurÀ partir des années 1950, le développement économique commence à influer sur l'architecture de la ville. Fortement imprégnée de culture américaine, la bourgeoisie casablancaise investit dans des villas aux accents californiens. Ces villas sont marquées avant tout par la personnalité de leurs architectes, ainsi que par leur style ultra-moderne.

Par ailleurs, Casablanca devient en 1950 le siège de la construction du premier gratte-ciel du continent africain. C'est en effet cette année-là que l'immeuble Liberté conçu par l'architecte Léonard Morandi et haut de 78 mètres, sort de terre. Il est situé au rond-point de la Révolution française (renommée place Lemaigre Dubreuil, depuis l'assassinat de ce dernier, en 1955, au pied de l'immeuble Liberté qu'il habitait).

Monuments démolis

Arènes de Casablanca

Dans son travail Habla la plaza de Casablanca (en français : La Place de Casablanca), F. Ribes Tover affirme que les arènes de la ville ont été construites en 1913. Julio Irbarren avance pour sa part que ces arènes auraient plutôt été construites en 1921. Les deux auteurs s'entendent cependant au sujet de leur construction en bois et qu'elles étaient localisées à proximité de l'hôtel Royal d'Anfa, sur le boulevard d'Anfa.

C'est en 1953 que la tauromachie se serait réellement répandue à Casablanca. La redynamisation de ce milieu reviendrait au Français Paul Barrière et à l'Espagnol Don Vicente Marmaneu, qui auraient décidé de faire revivre cette pratique dans la ville. Ces deux hommes, dont les carnets d'adresses étaient selon toute vraisemblance fort bien étoffés, permirent aux Casablancais d'admirer les plus grands matadors de l'époque, qui venaient généralement terminer leurs tournées à Casablanca et soulevant du même coup une ambiance survoltée.

D'après les informations recueillies par quelques journaux, les arènes de Casablanca appartenaient à la famille Castella, grande amatrice de corrida et venue s'établir à Casablanca au cours du XIXe siècle. L'influence de cette famille aurait fait de la corrida, à l'époque, un rituel hebdomadaire incontournable pour de nombreux Casablancais. Devant les Dominguin, El Cordobes et autres personnalités importantes du milieu, le public a toujours répondu présent et se distinguait particulièrement pour son énergie et sa chaleur cosmopolitaine : « on pouvait voir certains habillés à l'européenne et d'autres à leurs côtés, on ne peut plus traditionnels, avec leurs gandouras, tarbouches ».

Un ancien matador avouera que, comparativement aux autres arènes, le public casablancais était aussi particulièrement exigeant. Selon une dame nommée Solange, dont le restaurant était le lieu de rencontre de tous les aficionados après le spectacle, on y trouvait toujours une ambiance dynamique, mais fort prompte à huer fortement si la corrida les décevait.

Ceci étant, les arènes de Casablanca n'ont pas servi uniquement à recevoir ce public expressif et passionné de corridas. Dalida serait notamment venue s'y produire. Lors de cet évènement, elle se serait attiré la fureur de la foule ainsi que celle des autorités en décidant de chanter en hébreu. Elle aurait alors été reconduite, in extremis, à l'aéroport.

Bien que la corrida à Casablanca demeurait hautement populaire, le contexte socio-économique de l'époque aurait engendré un arrêt soudain et imprévu des activités, notamment suite à la mort de don Vicente, à la marocanisation des entreprises et à l'aversion du roi Hassan II pour cette pratique. En 1971, eut lieu la destruction des arènes, emportant avec elles l'architecture patrimoniale et le vécu historique qui leur était propre.

La cause exacte de cette destruction architecturale demeure incertaine, bien que certains soulèvent des jeux de spéculations comme une cause plausible. Ce lieu si longtemps bouillonnant d'activité et d'émotion est demeuré, depuis la démolition, un terrain vague laissé à l'abandon[28].

++Jumelages et partenariats++

Jumelages

Chicago (États-Unis) depuis 1982

Shanghai (Chine) depuis 1986

Dubaï (Émirats arabes unis)

Rome (Italie)

Montréal (Canada) depuis mars 1999

Athens (États-Unis)

Saint-Pétersbourg (Russie)

Tokyo (Japon) depuis 2004

Hambourg (Allemagne) depuis le 1er février 2011

Bruxelles (Belgique)

Genève (Suisse) depuis 2002

Jakarta (Indonésie) depuis 2004

Bordeaux (France) depuis le 3 novembre 1988

Johannesburg (Afrique du Sud)

Kuala Lumpur (Malaisie)

Istanbul (Turquie)

New Delhi (Inde) depuis 1996

Djeddah (Arabie saoudite)

Santa Cruz de Tenerife (Espagne) depuis le 13 février 1954

Cadix (Espagne)

Alexandrie (Égypte) depuis 1996

Alger (Algérie) depuis le 19 juillet 1963

Oran (Algérie) depuis 1999

Sfax (Tunisie) depuis 1981

Dakar (Sénégal) depuis 1990

Accords de coopération

Marseille (France) depuis le 27 juillet 1998

Santa Cruz de Ténérife  (Espagne) depuis 2002

Paris (France) depuis 2004
 
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Les Villes passagères sur le Blog....
 
Marrakech, Casablanca, Agadir, Rabat, Meknès, Tetouan, Oujda.
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#Posté le mercredi 15 février 2012 20:59

Modifié le vendredi 27 avril 2012 10:38

PAYS-BAS

Le 5ème Pays Visiteur du Blog du Jardin de Mary : les PAYS-BAS.
 
Nous nous intéressons à : AMSTERDAM.
 
PAYS-BAS
 
Amsterdam est la capitale des Pays-Bas (bien que le siège du gouvernement se trouve à La Haye) et la plus grande ville de la province de Hollande septentrionale et des Pays-Bas. Le travailliste Eberhard van der Laan en est le bourgmestre (maire) depuis 2010.

On dénombre 780 152 habitants de la capitale néerlandaise mais l'agglomération compte environ 2 300 000 habitants (appelés Amstellodamois, Amstellodamiens ou Amsterdamais), elle-même partie d'une conurbation appelée Randstad Holland et qui compte 7 100 000 habitants. La partie la plus ancienne de la ville est bâtie autour d'un réseau concentrique de canaux semi-circulaires reliés entre eux par d'autres canaux perpendiculaires, formant ainsi comme une « toile d'araignée ».

Amsterdam est une « petite » métropole d'un peu plus de 1,5 million d'habitants. Riche capitale, elle incarne pour beaucoup la qualité de la vie urbaine, dotée de services de haut niveau. En revanche, l'étalement urbain trouve ses limites dans la congestion de la circulation automobile.

Au centre de la ville, on trouve sur le Dam (la digue) l'ancien hôtel de ville du XVIIe siècle, qui est depuis le règne du roi Louis Bonaparte (1806-1810) jusqu'à nos jours le palais royal. La ville est également renommée pour le « quartier rouge », De Wallen, un quartier chaud (red light district), et pour ses nombreux coffee shops, possédant une licence leur permettant de commercialiser le cannabis. Hors du centre on trouve dans le quartier des musées le Rijksmuseum, le Musée Communal et le Musée Van Gogh. Le NEMO est un musée scientifique qui se trouve de l'autre côté de la ville, sur les bords de l'IJ. Le Musée Geelvinck-Hinlopen, une jolie maison, avec un beau jardin, donne une impression de la vie d'aristocratie au XVIIIe siècle. C'est également à Amsterdam que se trouve la maison d'Anne Frank.
++Géographie++

Située à l'ouest des Pays-Bas, Amsterdam fait partie de la province de Hollande septentrionale et est proche de celles d'Utrecht et du Flevoland. La rivière Amstel vient se jeter dans l'IJ en formant un grand nombre de canaux au centre la ville. Cette dernière est située à deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Les terres autour de la ville sont plates et formées de grands polders. Au sud-ouest de la ville se trouve l'Amsterdamse Bos, une forêt plantée par l'homme. Enfin, la ville est reliée à la mer du Nord par le long canal de la Mer du Nord.

Amsterdam est très urbanisée, comme l'est l'aire urbaine située autour. La ville elle-même comprend 219,07 kilomètres carrés et a une densité de population de 4 477 habitants et 2 275 foyers par kilomètre carré. Les parcs et les réserves naturelles forment 12% de la superficie de la ville.

++Histoire++

Construite au XIIIe siècle, Amsterdam était à l'origine un village de pêcheurs. Elle tient son nom d'un barrage (Dam en néerlandais), qui avait été construit sur la rivière Amstel. Celui-ci était couplé à un pont qui fut lui-même exempt de péage sur décision du comte de Hollande Florent V. Puis, elle obtint le statut de ville en 1300 ou 1306, et devint une importante place commerciale, traitant principalement avec les villes hanséatiques.

Au XVIe siècle éclata la guerre contre l'Espagne, qui devait aboutir à l'indépendance des Provinces-Unies. Initialement favorable aux Espagnols, Amsterdam changea de camp en 1578. Il en résulta le retour de la liberté religieuse, une man½uvre très habile pour l'époque. Les guerres de religion ravageaient alors l'Europe, et nombreux étaient ceux qui cherchaient un refuge où ils ne seraient pas condamnés pour leurs croyances. Cette situation attira aux Pays-Bas de riches familles juives portugaises et espagnoles, des négociants d'Anvers qui fuyaient les destructions et le racket de l'armée espagnole, ainsi que des huguenots de France qui venaient aux Pays-Bas dans l'espoir de pouvoir y pratiquer leur religion. Parmi les réfugiés, il y avait des hommes de science comme Comenius et les philosophes René Descartes et Spinoza. Amsterdam n'accordait pas d'importance à la religion de ses habitants, tant que ceux-ci acceptaient de payer leurs impôts et de participer à la vie économique. Le revenu par habitant de la ville en 1685 était quatre fois supérieur à celui de Paris et l'écart se creusa davantage avec l'arrivée des huguenots.

Le XVIIe siècle fut « l'âge d'or » d'Amsterdam. C'est à cette époque qu'elle vit fleurir le commerce maritime avec les Indes orientales, le Brésil et l'Afrique ; c'est également à cette époque que vécut Rembrandt et que l'on construisit les célèbres canaux de la ville. Amsterdam devint alors le plus important port du monde et une place financière internationale.

Le XVIIIe et le XIXe siècle virent le déclin de la prospérité de la ville. Les guerres contre la France et l'Angleterre l'affaiblirent et anéantirent le commerce avec la Grande-Bretagne. Mais à la fin du XIXe siècle, la révolution industrielle donna un souffle nouveau à Amsterdam, suite à la création de nouvelles liaisons entre les canaux et la mer et au percement d'un nouveau canal jusqu'au Rhin, qui permirent de faciliter les communications au sein de l'Europe, mais également vers le monde entier. Néanmoins, Amsterdam ne parvint jamais à recouvrer sa suprématie de jadis. La Première Guerre mondiale n'eut que peu d'influence sur Amsterdam, étant donnée la neutralité des Pays-Bas dans ce conflit ; le commerce et l'industrie en souffrirent néanmoins. Lors de la Seconde Guerre mondiale, en revanche, environ 100 000 juifs d'Amsterdam furent déportés, réduisant presque à néant la communauté juive de la ville.

Les années 1960 et 1970 ramenèrent Amsterdam au premier plan de l'actualité, non pas pour des raisons économiques ou commerciales, mais suite à la tolérance de la ville envers l'usage des drogues douces, qui en fit une ville de prédilection pour la génération hippie. Mais les émeutes et les affrontements avec la police se multiplièrent, et de nombreux squatters durent être expulsés par la force. En 1980, alors que la reine Beatrix prêtait serment, lors de son accession au trône, les protestataires affrontaient la police à l'extérieur de l'église, la Nieuwe Kerk.


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Amsterdam, Leiden..


 
 
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#Posté le jeudi 16 février 2012 20:27

Modifié le mercredi 07 mars 2012 20:40

GRANDE-BRETAGNE

Le 6ème Pays Visiteur du Jardin 2 Mary est : la GRANDE-BRETAGNE.
 
Notre Hommage se portera sur : ESKDALEMUIR.
 
 
 
GRANDE-BRETAGNE
 
Eskdalemuir (de Scottish Gaelic sens "Maure de la vallée de la rivière Esk ") est une paroisse civile et petit village de Dumfries et Galloway , en Ecosse , avec une population de 265.

La zone se compose de landes humides de haute principalement utilisées pour le pâturage des moutons et des plantations forestières . Règlement est généralement situé à proximité, ou par l'un des nombreux affluents de l'Esk noir et blanc rivières Esk.


NB : étrange Site...


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Eskdalemuir, Poplar.

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#Posté le samedi 18 février 2012 20:37

Modifié le samedi 14 avril 2012 21:52

PORTUGAL

Le 7ème Pays Visiteur du Jardin 2 Mary est : le PORTUGAL.
 
Nous lui rendons Hommage par la ville de PORTO.
 
PORTUGAL
 
Porto (en portugais «portou ») est une ville du Portugal de 263 000 habitants (est.) et environ 2 millions pour le Grand Porto (chiffres 2008), ce qui en fait la seconde agglomération du pays après Lisbonne. Les deux villes ont souvent rivalisé par le passé. Elle est connue pour le vin de Porto, ses monuments et ses ponts sur le Douro. Porto, de par son histoire de négoce du vin avec le Royaume-Uni, semble avoir été influencée par ce pays et par une activité commerciale importante. Un adage évoque le caractère des différentes villes portugaises : « Pendant que Lisbonne se fait belle, Coimbra étudie, Braga prie et Porto travaille ».

Les habitants de Porto sont appelés Portuenses (en français, on dit « portuan ») et ne pas confondre avec Tripeiros (en référence à la spécialité locale, les tripes à la mode de Porto et l'histoire des habitants). Les Portistas sont les supporters du plus grand club de la ville le FC Porto. Située sur la façade atlantique du pays, et sur le rio Douro, au Nord de Portugal, Porto est la capitale de la région Nord, sous-région ; Grande Porto, district de Porto et la Grand Aire Métropolitaine de Porto (GAM). La GAM de Porto abrange, entre autres, les municipalités de Vila Nova de Gaia, Matosinhos, Maia, Espinho, Santa Maria da Feira, São João da Madeira, Vila do Conde, Póvoa de Varzim, Valongo, Gondomar.
++Climat++

La ville de Porto possède un climat méditerranéen à influence océanique : relativement humide toute l'année mais également ensoleillé en été. Les hivers sont doux et pluvieux et les étés agréables et assez secs. La température moyenne à Porto est de 14,2 °C. La température maximale a été de 40 °C et la température minimale de -5 °C. En raison de sa position près de l'océan, Porto reçoit plus de précipitations qu'à l'intérieur du pays, entre 1 100 mm et 1 200 mm par an repartis sur 90 jours de l'année. Les mois les plus pluvieux sont décembre et janvier avec chacun 11 jours de pluie alors qu'en août, il y a seulement 2 jours de pluie.

++Histoire++

Porto a pour surnoms Cidade Invicta (« la ville invaincue ») et Capital do Norte (capitale du Nord). Elle a donné son nom au Portugal. Auparavant Porto s'appelait Portus, elle était la capitale du "Condado Portucalense", ou "Portucale".

Selon la légende, Cale, l'un des argonautes grecs arrive sur le site de l'embouchure du Douro et fonde la ville. Mais le choix du site n'est pas approprié à la navigation.

Les Romains changent l'emplacement de la ville sur la rive droite, pour construire un port, nommé Portus Cale. Saint Fabrice, un des premiers évêques de la ville est resté connu pour son martyr dans la ville de Tolède aux côtés de saint Philibert au IIIe siècle. En 858, Porto est pillée par le chef viking Hasting.

Avec l'essor de la ville se développe une seigneurie féodale, qui, au fil du temps, se fait appeler Portugal. Le comté de Portugal va du Minho au Douro. En 1096, Alphonse VI de Castille l'octroie à sa fille naturelle Thérèse, mariée avec Henri de Bourgogne. Leur fils, Alphonse Henri, est le premier souverain portugais.

En 1415, sous l'égide d'Henri le Navigateur (un des illustres fils de la ville), une importante expédition est mise sur pied pour la prise de Ceuta. La ville d'O Porto, chargée de l'approvisionnement de la flotte royale, est alors lourdement mise à contribution et doit se démunir de la plupart de ses vivres. Après le départ des soldats, les habitants doivent se contenter des aliments restants, soit les tripes et les abats, difficiles à conserver lors de campagnes militaires. C'est ainsi que par la suite le qualificatif de tripeiros (mangeurs de tripes) est utilisé pour désigner les habitants de Porto.

++Jumelages++

La ville de Porto est jumelée avec :

Liège (Belgique)

Bordeaux (France)

Bristol (Royaume-Uni)

Iéna (Allemagne)

Vigo (Espagne)

Duruelo de la Sierra (Espagne)

León (Espagne)

Nagasaki (Japon)

Shanghai (Chine)

Macao (Macao)

Recife (Brésil)

Neves (Sao Tomé-et-Principe)

Beira (Mozambique)

Mindelo (Cap-Vert)

Luanda (Angola)

Ndola (Zambie)
 
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Albufeira.

 
 
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#Posté le samedi 18 février 2012 20:49

COTE D'IVOIRE

Le 8ème Pays Visiteur du Jardin 2 Mary : la COTE D'IVOIRE.
 
Nous représentons ce Pays Visiteur par : ABIDJAN.
 
COTE D'IVOIRE
 
Abidjan est la capitale économique de la Côte d'Ivoire, dont la capitale administrative et politique est Yamoussoukro, et la ville la plus peuplée de l'Afrique de l'Ouest francophone Elle est également la deuxième plus grande ville francophone intramuros et la troisième plus grande agglomération. Elle compte, selon les autorités du pays, en 2009, 5 878 609 habitants pour l'agglomération, et 3 796 677 habitants pour la ville, soit 20 % de la population totale du pays. Seule Lagos, l'ancienne capitale du Nigeria la dépasse en nombre d'habitants dans cette région. Considérée comme le carrefour culturel ouest-africain voire africain, Abidjan connaît une perpétuelle croissance caractérisée par une forte industrialisation et une urbanisation galopante.
++Géographie++

L'agglomération d'Abidjan est située au sud de la Côte d'Ivoire, au bord du Golfe de Guinée et traversé par la lagune Ébrié. Elle s'étend sur une superficie de 57 735 ha.

Elle représente, à vol d'oiseau, une étendue d'une douzaine de kilomètres du nord au sud et d'une dizaine d'est en ouest. Cette superficie contient encore des îlots, de plus en plus rares, où règne une végétation fournie. La ville d'Abidjan s'étend sur une superficie de 422 km², et le district d'Abidjan s'étend sur 2 119 km².

Climat

La ville jouit d'un climat de type subéquatorial, chaud et humide, qui comporte une grande saison des pluies (mai-juin-juillet), une petite saison des pluies (septembre-novembre) et deux saisons sèches.
En saison des pluies, il peut pleuvoir sans discontinuer pendant plusieurs jours consécutifs ou alors pleuvoir intensément pendant une heure, période à laquelle succède un très fort ensoleillement.

Les précipitations y sont abondantes: environ 2 mètres d'eau par an. Les précipitations mensuelles varient entre 26 mm en janvier et 610 mm en juin et la température y est quasi-constamment d'environ 27 degrés Celsius. Le degré d'hygrométrie y atteint 80 %.

++Histoire++

Abidjan a connu en un demi-siècle, une croissance et un développement impressionnants qui se confondent avec l'histoire de l'expansion de la Côte d'Ivoire.

Toponymie

Selon la tradition orale ébrié rapportée dans le Dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire, le nom d'Abidjan, Abijean à l'époque, serait né d'un quiproquo. La légende raconte qu'un vieil homme revenant de son champ, les bras chargés de branchages probablement destinés à la réfection du toit de sa case, rencontra sur son chemin un explorateur européen en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme ne parlant pas la langue de l'homme blanc crut comprendre que celui-ci demandait ce qu'il faisait en ces lieux. Terrorisé par cette rencontre inattendue, il s'enfuit en criant : « min-tchan m'bidjan », ce qui signifie en langue ébrié : « je viens de couper des feuilles ». L'homme blanc crut avoir eu la réponse à sa question et consigna consciencieusement sur son bloc-notes Abidjan.

Époque coloniale

Abidjan est à l'origine un petit village de pêcheurs où vit le peuple Tchaman.

En 1896, à la suite d'une série d'épidémies de fièvre jaune meurtrières, les colons français qui étaient installés à Bassam décidèrent de partir vers un endroit plus salubre à Adjamé santey (« le village à l'écart d'Adjamé »). Leur déménagement fut suivi par celui du gouvernement colonial qui créa en 1899, à cet endroit, le comptoir de Bingerville, capitale de la colonie française de 1900 à 1934.

La future Abidjan, toute proche, également située sur le bord de la lagune n'doupé (« la lagune à l'eau chaude », future « lagune ébrié »), offrait plus d'espace et de plus grandes possibilités d'expansion commerciale. Le wharf de Petit Bassam (l'actuel Port-Bouët), au sud de l'agglomération, fit rapidement concurrence au wharf de Grand-Bassam, jusqu'alors le principal accès économique de la colonie.

À partir de 1904, alors que Bingerville n'est pas encore achevée, Abidjan devient le principal pôle économique de la colonie de Côte d'Ivoire et un relais privilégié pour la diffusion des produits européens vers l'arrière-pays, notamment grâce à une communauté libanaise de plus en plus importante.

Henri Terrasson de Fougères devient gouverneur du Soudan français en 1924. Il le reste jusqu'à sa mort, en 1931. Une des principales avenues d'Abidjan porte toujours son nom.

En 1931, Le Plateau et ce qui deviendra Treichville sont reliés approximativement à la place du pont Houphouët Boigny par un pont flottant. Cette année-là, un premier adressage des rues d'Abidjan est mis en place. Il sera (provisoirement) définitif en 1964, sous l'impulsion du maire Konan Kanga, puis (mal) complété à l'américaine en 1993.

Abidjan devient la troisième capitale de la Côte d'Ivoire, après Grand-Bassam et Bingerville, par un décret du 10 août 1933. Plusieurs villages tchaman sont alors désertés. Il en reste notamment Adjamé, («la rencontre» ou «le centre» en tchaman), situé au nord du Plateau et où se trouve encore le chef de la communauté tchaman.

Au sud du quartier du Plateau, actuel quartier central de l'agglomération abidjanaise, le village de Dugbeyo est déplacé de l'autre côté de la lagune, à Anoumabo, «la forêt des roussettes», qui deviendra le quartier de Treichville (devenue Commikro, la « ville des commis »). Ce quartier est ainsi rebaptisé en 1934 en l'honneur de Marcel Treich-Laplène (1860-1890), le premier explorateur de la Côte d'Ivoire et son premier administrateur colonial, considéré comme son fondateur. À la place de Dugbeyo, se trouve l'actuelle avenue Treich Laplène, la gare des autobus et des bateaux-bus lagunaires du Plateau, et l'avenue Charles de Gaulle (communément appelée rue du Commerce).

La ville est aménagée selon le schéma habituel aux villes coloniales sur la base d'un plan d'urbanisme plutôt utopiste. Le Plateau («m'brato» en langue tchaman) est habité par les colons. Au nord, on retrouve la ville habitée par les colonisés. Les deux zones sont séparées par la caserne militaire Gallieni, à la place de l'actuel palais de justice.

Près du port et le long d'un terrain de pétanque, naît le boulevard de Marseille. La légende raconte que, derrière les premières huileries de Blohorn, à Cocody, des colons facétieux qui avaient «emprunté» une plaque d'une célèbre rue marseillaise, ont rebaptisé rue de la Canebière une piste de sable. Un hippodrome est construit dans le sud de la ville qui ne cesse de s'agrandir.

Au Plateau, dans les années 1940, l'hôtel Bardon s'agrandit et devient l'hôtel du parc, le premier hôtel climatisé d'Afrique francophone où travailleront le premier barman et le premier maître d'hôtel africains.

Dans les années 1940 et 50, à l'instar du Caire, de Tanger ou d'Istanbul, Abidjan participe à l'imaginaire populaire des nids d'espions et des gentlemen-voyous en eaux troubles.

En 1951, les autorités coloniales décident de faire construire le canal de Vidri pour que les navires à fort tirant d'eau puissent venir accoster aux quais de Treichville et y aménagent un des rares port africains en eaux profondes. L'eau chaude de la lagune n'doucé subira une chute de température. Abidjan que l'on appelle alors la Perle des lagunes entre dans une période faste qui durera jusque dans les années 1980.

Après l'indépendance

Après l'indépendance, en 1960, l'ancienne ville des colons devient le centre administratif et des affaires, siège de la présidence. L'axe au sud de Treichville, en direction de l'aéroport international et des plages, devient le quartier des européens et de la classe moyenne abidjanaise. C'est là qu'en novembre 2004, se concentreront les émeutes anti-françaises et les pillages. Le quartier de Cocody, célèbre par un gentleman incarné au cinéma par Jean Marais, et qui, dans le schéma urbanistique colonial devait être un vaste quartier indigène, devient un quartier chic où se trouvent notamment la résidence présidentielle, l'ambassade de France, l'hôtel Ivoire qui, pendant très longtemps, sera le seul d'Afrique à disposer d'une patinoire, et, depuis 2006, la plus grande ambassade américaine d'Afrique. De vastes zones populaires se sont développées entre ces pôles, prolongées par des zones d'habitats précaires et de misère nourries par l'exode rural et l'immigration sous-régionale.

En 1983, le village de Yamoussoukro (littéralement la ville de la reine Yamousso), situé au centre du pays, devient la nouvelle capitale administrative et politique de la Côte d'Ivoire sous l'impulsion du président Félix Houphouët-Boigny qui en était originaire Celui-ci rêvait de transformer son village natal en un Brasilia des savanes africaines. La nouvelle capitale, un important n½ud routier plus qu'un pôle commercial actif, n'a cependant jamais porté ombrage à Abidjan sur le plan industriel, commercial et économique.

Depuis 1999, Abidjan est pénalisée par le désastre politique et économique ivoirien. Depuis les années 1980, malgré des améliorations indéniables, on assiste, à cause de la négligence des fonctionnaires responsables et de la corruption, à une dégradation générale de la ville d'Abidjan et à une aggravation de sa pollution. En 2006, les intoxications massives des populations par des produits polluants déversés dans les décharges publiques en sont une illustration et un drame inévitable (affaire du Probo Koala). Impliqué dans cette affaire, le gouverneur actuel Pierre Djédji Amondji, haute figure du parti de l'ancien président ivoirien d'alors Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien, se protégé par ce dernier qui lui ainsi fera évité d'éventuelles poursuites judiciaires.

++Jumelages++

La ville est jumelée avec :

Tianjin en Chine

Marseille en France

São Paulo au Brésil

San Francisco aux États-Unis

Alfortville en France (jumelée avec Cocody)

Kumasi au Ghana (jumelée avec Treichville)

Pontault-Combault en France (jumelée avec Anyama)
 
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Les Villes de passage...
 
Abidjan.
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#Posté le samedi 18 février 2012 20:56

TUNISIE

Le 9ème Pays Visiteur du Jardin de Mary est : la TUNISIE.
 
Nous lui rendons un Hommage par la Ville de :TUNIS.
 
TUNISIE
 
Tunis est la ville la plus peuplée et la capitale de la Tunisie. Elle est aussi le chef-lieu du gouvernorat du même nom depuis sa création en 1956. Située au nord du pays, au fond du golfe de Tunis dont elle est séparée par le lac de Tunis, la cité s'étend sur la plaine côtière et les collines avoisinantes.

Bourgade modeste placée dans l'ombre de Carthage, Kairouan puis Mahdia, elle est finalement désignée capitale le 20 septembre 1159 (5 ramadan 554 du calendrier musulman), sous l'impulsion des Almohades, puis confirmée dans son statut sous la dynastie des Hafsides en 1228 et à l'indépendance du pays le 20 mars 1956.

Tunis est la capitale économique et commerciale de la Tunisie. La densité de son réseau routier, autoroutier et sa structure aéroportuaire en font un point de convergence pour les transports nationaux. Cette situation est issue d'une longue évolution, en particulier des conceptions centralisatrices qui donnent un rôle considérable à la capitale et tendent à y concentrer à l'extrême les institutions.

En 2004, la population de la municipalité de Tunis est de 728 453 habitants — appelés « Tunisois » — d'après le recensement de l'Institut national de la statistique. Néanmoins, au cours du XXe siècle, l'agglomération s'est largement développée hors des limites de la municipalité, s'étendant sur une trentaine de kilomètres de diamètre pour atteindre les banlieues de l'Ariana au nord, La Marsa à l'est ou Soliman au sud. Son aire urbaine compte quelques 2 412 500 habitants en 2004, soit près de 20 % de la population du pays.
++Géographie++

Site

La ville de Tunis est construite sur un ensemble de collines descendant en pente douce vers le lac de Tunis mais présentant un versant abrupt dans la direction opposée (au-dessus de la sebkha Séjoumi). Ces collines, qui font suite aux coteaux de l'Ariana et correspondant aux lieux dits Notre-Dame de Tunis, Ras Tabia, La Rabta, La Kasbah, Montfleury et La Manoubia, ont des altitudes qui dépassent à peine 50 mètres.

La ville naît, à une époque reculée, au carrefour de routes qui se constituent naturellement à travers l'étroite bande de terre resserrée entre les vastes cuvettes du lac de Tunis et du Séjoumi. L'isthme qui les sépare constitue ce que les géologues appellent le « dôme de Tunis », lequel comprend des collines de roches calcaires et de sédiments d'origine éolienne et lacustre. C'est une sorte de pont naturel par où passent, dès l'Antiquité, plusieurs routes importantes reliant la Berbérie à l'Égypte et dont le tronçon tunisien passe par Utique et Hadrumète. La deuxième route est celle de Béja qui longe la Medjerda et rejoint à Tunis la route d'Utique. La troisième est la route de Sicca qui met la Numidie en communication avec Hadrumète. Ces routes sont évidemment tributaires de Carthage quand celle-ci affirme sa primauté politique et économique en Afrique. Sur ces parcours routiers, les courants de trafic ont favorisé la naissance de relais et d'étapes parmi lesquelles Tunis.

Sur une superficie de 300 000 hectares, 30 000 sont urbanisés, le restant se partageant entre des plans d'eau (20 000 hectares de lagunes ou de sebkhas dont les plus importantes sont le lac de Tunis, la sebkha Ariana et la sebkha Sejoumi) et des espaces agricoles ou naturels (250 000 hectares). Toutefois, la croissance urbaine, qui est évaluée à 500 hectares par an, se fait au détriment de cet espace. Elle est d'autant plus coûteuse qu'elle consomme les terres de plaines les plus intéressantes pour les cultures.

++Climat++

Le climat tunisois appartient au climat méditerranéen caractérisé par une saison fraîche et pluvieuse et une saison chaude et sèche. Il doit ses traits essentiels à la latitude de la ville, à l'influence modératrice de la Méditerranée et au relief du Tell septentrional.

L'hiver est la saison la plus humide de l'année : il tombe ainsi plus du tiers des précipitations annuelles au cours de cette période, ce qui représente un jour de pluie tous les deux ou trois jours. L'ensoleillement entretient tout de même une certaine douceur : les températures évoluent en moyenne entre 7 °C le matin et 16 °C l'après-midi. Les gelées sont donc très rares. Au printemps, il tombe moins de pluie : le cumul des précipitations diminue ainsi de moitié. L'ensoleillement devient prépondérant au fil des mois pour atteindre 10 heures en moyenne par jour au mois de mai. Les températures s'en ressentent, variant en mars entre 8 et 18 °C, en mai entre 13 et 24 °C. Cette saison peut également connaître des chaleurs caniculaires, Tunis ayant déjà enregistré des températures record de 40 °C en avril et mai. En été, la pluie se fait totalement absente et l'ensoleillement maximum. Les valeurs moyennes des températures sont très élevées. Les brises marines atténuent la chaleur mais le sirocco renverse parfois la tendance. En automne, il se remet à pleuvoir, souvent à l'occasion d'orages brefs, ce qui peut parfois favoriser de rapides crues voire des inondations dans certains quartiers de la ville. Le mois de novembre marque en général une coupure thermique avec des températures qui évoluent en moyenne entre 11 et 20 °C.

++Géographie administrative++

La métropole de Tunis, dont la superficie a beaucoup augmenté au cours de la seconde moitié du XXe siècle, s'étend maintenant sur plusieurs gouvernorats : le gouvernorat de Tunis accueille une minorité de la population de l'agglomération tandis que la banlieue s'étend sur les gouvernorats de Ben Arous, de l'Ariana et de La Manouba.

La municipalité de Tunis est divisée en quinze arrondissements municipaux : Bab El Bhar, Bab Souika, Cité El Khadra, Djebel Jelloud, El Kabaria, El Menzah, El Ouardia, Ettahrir, Ezzouhour, Hraïria, Médina, El Omrane, El Omrane supérieur, Séjoumi et Sidi El Béchir.

Espaces verts
 
Parc du Belvédère dominant la villeTunis compte quelques grands parcs dont les premiers sont aménagés à la fin du XIXe siècle par les autorités du protectorat français.

Le plus grand d'entre eux, le parc du Belvédère, constitué dès 1892 sur un site choisi à l'époque pour sa position excentrée par rapport à la ville et sa vue sur Tunis et son lac, est le plus ancien parc public du pays. Il est réalisé dans le style paysager qui se pratique alors en métropole, constituant un très vaste espace de plus d'une centaine d'hectares traversé de routes que l'on peut parcourir à pied ou en voiture. Il abrite par ailleurs le zoo de Tunis, qui présente la faune africaine, et le musée d'art moderne.

Le jardin Habib Thameur, jardin français situé dans le quartier du Passage, se caractérise par un tracé régulier et comprend une pièce d'eau centrale ainsi que des parterres et des massifs floraux. Le jardin du Gorjani, jardin anglais situé au sud-ouest de la ville, présente un tracé irrégulier très probablement lié la topographie escarpée du terrain. Il comprend un bassin central et des allées courbes. Tous deux sont réalisés dans l'année qui suit l'indépendance en lieu et place d'anciens cimetières désaffectés, notamment le cimetière israélite de Tunis qui est déplacé au Borgel.

++Jumelages++

La municipalité de Tunis a signé de nombreux accords de coopération et de jumelage avec diverses villes à travers le monde :

Cologne (Allemagne) depuis le 12 juin 1964

Tachkent (Ouzbékistan) depuis le 19 avril 1978

Prague (République tchèque) depuis le 20 septembre 1978

Djeddah (Arabie saoudite) depuis le 5 novembre 1979

Rabat (Maroc) depuis le 2 mars 1987

Koweït (Koweït) depuis le 16 janvier 1988

Marseille (France) depuis le 5 juin 1989

Lisbonne (Portugal) depuis le 3 septembre 1993

Rio de Janeiro (Brésil) depuis le 29 novembre 1993

Doha (Qatar) depuis le 18 juin 1994

Santiago (Chili) depuis le 25 septembre 1994

Mascate (Oman) depuis le 26 janvier 1995

Rome (Italie) depuis le 27 février 1997

Moscou (Russie) depuis le 14 septembre 1998

Montréal (Canada) depuis le 22 mars 1999

Amman (Jordanie) depuis le 16 septembre 1999

Stockholm (Suède) depuis le 23 septembre 1999

Paris (France) depuis le 20 décembre 2004

Vienne (Autriche) depuis le 19 janvier 2008

Istanbul (Turquie) depuis décembre 2010
 
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Tunis.
 
 
 
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#Posté le dimanche 19 février 2012 20:33

TURQUIE

Le 10ème Pays Visiteur du Jardin de Mary est : la TURQUIE.
 
Notre Ville Hommage sera : KAYSERI.
 
TURQUIE
 
Kayseri est une ville de Turquie, préfecture de la province du même nom, située dans la région de Cappadoce au pied du mont Erciyes. La ville se situe à 320 km de la capitale Ankara et 770 km d'Istanbul. Elle est anciennement connue sous le nom de Césarée de Cappadoce ou Mazaca. La population de l'agglomération urbaine s'élève à 964 188 habitants en 2009.
++Climat++

Kayseri, comme l'ensemble des villes du plateau anatolien bénéficie d'un climat plus continental et plus sec que le reste de la Turquie. Ainsi l'amplitude thermique entre le mois le plus froid et le mois le plus chaud s'élève à 24,4 °C et les précipitations sont faibles avec un cumul de seulement 387 mm/an contre 2171 mm à Rize sur les rives de la mer noire et 1077 mm à Antalya sur la côte méditerranéenne.

Kayseri moderne

Connue pour sa spécialité turque, le pastırma, viande de b½uf séchée et épicée, qui rappelle le pastrami en Europe avec des épices, et recouvert d'une épaisse couche de pâte d'épices au goût prononcé et salé. Délicieux en tranches et sur du pain frais.

La ville est le centre industriel de l'Anatolie. Elle dispose de plusieurs zones industrielles réparties autour de la ville. Outre cela le commerce y est florissant avec l'ouverture récente de nombreux complexes commerciaux. Sur le plan national la ville est réputée pour ses entrepreneurs tels que la famille Sabanci ou Boydak entre autres qui font aujourd'hui parties des familles les plus riches de Turquie. Kayseri compte également de nombreux expatriés répartis dans différents pays d'Europe occidentale, ces derniers assurant la période des vacances venue une rentrée importante de devises.

Tout cela assure à la ville de Kayseri une prospérité économique enviable par nombre de villes de Turquie. Ainsi l'aéroport international est en chantier en vue d'un agrandissement nécessaire, les travaux mettant en place des conduites de gaz sont terminés, de nombreux et importants complexes routiers ont été achevés, un grand nouveau complexe sportif comprenant un stade de football d'une capacité d'environ 32 000 spectateurs a été construit et la ligne de tramway d'une longueur de 17,5 km a été inaugurée le 1er août 2009.

Ainsi la mairie affiche clairement sa volonté de faire de la ville un modèle de développement pour l'ensemble de la Turquie et certaines villes en voie de développement. Elle a aussi dans ce sens multiplié les opérations de jumelage.

Kayseri abrite plusieurs églises comme le Surp Krikor, l'une des dernières églises arméniennes toujours en fonction en Anatolie.

++Jumelages++

Mostar (Bosnie-Herzégovine)

Sarrebruck (Allemagne)

Naltchik (Russie)

Homs (Syrie)

Yongin (Corée du Sud)
 
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Les Villes de passages...
 
Gaziantep.
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#Posté le mardi 21 février 2012 20:24

Ses archives (17)

  • TUNISIE dim. 19 février 2012
  • TURQUIE mar. 21 février 2012
  • L'ALLEMAGNE. mer. 29 février 2012
  • CHINE. ven. 09 mars 2012
  • RUSSIE. mar. 13 mars 2012
  • SUISSE sam. 24 mars 2012
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